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Villes les plus attractives d’Afrique en 2025 : Abidjan absente du top 50, Ouaga 36e

Le cabinet britannique Oxford Economics a dévoilé son Global Cities Index, un classement mondial des villes les plus attractives. Et parmi les 50 premières villes africaines recensées, Abidjan est absente.

Malgré son rayonnement économique en Afrique de l’Ouest et son statut de capitale économique de la Côte d’Ivoire, Abidjan ne figure pas dans le top 50 des villes les plus attractives d’Afrique en 2025. C’est ce que révèle le Global Cities Index 2025 publié le mardi 20 mai par le cabinet britannique Oxford Economics, qui évalue chaque année les performances de 1 000 villes à travers le monde.

Un classement fondé sur 27 indicateurs
L’indice d’Oxford Economics repose sur une analyse approfondie de cinq grandes dimensions : l’économie, le capital humain, la qualité de vie, l’environnement et la gouvernance. Vingt-sept indicateurs ont été sélectionnés pour évaluer la performance de chaque ville, allant du produit intérieur brut à la qualité de l’air, en passant par la stabilité politique ou encore l’offre universitaire.

Chaque critère a un poids précis dans le score global : 30 % pour l’économie, 25 % pour le capital humain, 25 % pour la qualité de vie, 10 % pour l’environnement et 10 % pour la gouvernance. Le résultat est une note finale sur 100, qui permet d’établir une hiérarchie mondiale et régionale des villes selon leur attractivité.

L’Afrique de l’Ouest présente… mais sans Abidjan
Le podium du classement africain est dominé par Le Caire, en Égypte, qui occupe la première place continentale et la 302e mondiale. Vient ensuite Port-Louis, capitale de l’île Maurice, suivie de Nairobi, au Kenya.

Le classement met également en lumière la montée en puissance de villes comme Casablanca, Rabat, Kigali ou encore Le Cap.

En Afrique de l’Ouest, plusieurs capitales ou grandes villes apparaissent dans le top 50 continental. Accra, la capitale du Ghana, se positionne à la 4e place africaine (387e au niveau mondial). On y retrouve aussi Lomé, Cotonou, Dakar, Conakry ou encore Kumasi, la deuxième ville du Ghana, et même Ouagadougou (Burkina Faso), classée 36e en Afrique.

Abidjan, en revanche, reste absente du radar, malgré son statut de locomotive économique sous-régionale.

Les causes possibles
Pourquoi la plus grande ville ivoirienne est-elle absente d’un classement où ses voisines brillent ? Plusieurs éléments peuvent expliquer ce recul. Une gouvernance locale très souvent décriée, l’insécurité routière, la pollution de l’air, mais aussi la qualité de vie inégalement répartie pèsent dans la balance.

« Le développement d’Abidjan reste centré sur des grands chantiers, mais la ville souffre d’un manque d’infrastructures sociales et de mobilité adaptées à sa croissance démographique », estime un urbaniste basé à Cocody.

La gestion des déchets, la congestion du trafic, les inégalités d’accès aux soins et à l’éducation, ainsi qu’un climat des affaires encore fragile sont également des éléments susceptibles d’avoir fait chuter la note de la capitale ivoirienne.

 

 

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