En Allemagne, c’est la dernière ligne droite dans la campagne électorale des législatives de dimanche 23 février. La campagne a été électrique, à l’image du débat télévisé inédit de dimanche 16 février. Pour la première fois dans l’histoire de la télévision allemande, les quatre principaux prétendants à la chancellerie étaient réunis.
En Allemagne, il y avait quatre candidats à la chancellerie sur le plateau ce dimanche soir, dont le tenant du titre Olaf Scholz qui brigue une réélection. Il affrontait son challenger et favori des sondages, le chrétien-démocrate Friedrich Merz. À leurs côtés se tenaient l’actuel ministre de l’Économie, le vert Robert Habeck, et la présidente du parti d’extrême droite AfD Alice Weidel.
Trois thèmes ont dominé le débat : l’immigration, qui domine la campagne depuis quelques semaines, l’économie, mais aussi les dossiers diplomatiques.
Friedrich Merz est apparu plutôt détendu : il est le favori avec 30 % dans les sondages. Son objectif était d’éviter un faux pas. Olaf Scholz, dont le parti reste largement distancé autour de 15 %, a de son côté plutôt joué l’attaque : le chancelier social-démocrate n’a plus rien à perdre. Le vert Habeck a paru un peu pâlot, tandis qu’Alice Weidel s’est présentée comme la seule défendant les Allemands. Mais la candidate n’a pas brillé par des réponses concrètes et ses trois adversaires ont eu des mots très durs contre la candidate de l’extrême droite.
Un sondage à chaud montre que pour un tiers des personnes interrogées, Friedrich Merz a été le plus convaincant, suivi par Olaf Scholz par un quart des Allemands. Chrétiens et sociaux-démocrates pourraient bien négocier une coalition commune, , après les élections.
Les quatre candidats étaient tous d’accord sur un point. Interrogés sur une participation au Dschungel Camp – l’équivalent de « Koh Lanta », de la même chaine RTL -, tous privilégient l’alternative proposée : être dans l’opposition à Berlin.



