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Gabon : Le grand débat Constitutionnel lancé, la campagne du référendum bat son plein

Le Gabon se prépare à un moment crucial de son histoire politique avec le lancement de la campagne pour le référendum constitutionnel du 16 novembre 2024. Les citoyens gabonais sont invités à se prononcer sur une nouvelle Constitution.

Ce référendum constitutionnel vise à instaurer un régime présidentiel avec un mandat de sept ans, renouvelable une seule fois. Ce projet suscite un large débat, divisant les opinions entre partisans du « OUI » et défenseurs du « NON ».

L’engagement citoyen pour levier de la nouvelle gouvernance
Dans une adresse marquante, le président de la transition, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, a appelé à une forte mobilisation. « Gabonaises, Gabonais, je vous appelle à participer massivement à ce référendum, car notre seul ennemi est l’abstention », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de cette première élection sous le gouvernement militaire. Ce référendum représente bien plus qu’un simple vote : il est le premier grand test de légitimité pour les autorités de transition depuis le coup d’État du 30 août 2023, également surnommé le « coup de libération ».

Le référendum fait suite au coup d’État de 2023, qui a instauré un gouvernement militaire au Gabon. La nouvelle Constitution, issue des travaux du DNI, propose une transition du régime semi-présidentiel de 1991 vers un modèle présidentiel fort, éliminant notamment le poste de Premier ministre. Cette réforme est conçue pour restaurer l’ordre constitutionnel et renforcer l’autorité présidentielle.
Ce projet de Constitution n’a pas fait l’unanimité. Roger Abessolo, président de Dynamique Unitaire, un puissant syndicat gabonais, résume les préoccupations de certains. Selon lui, cette réforme favoriserait un « homme fort » plutôt que des « institutions fortes », un point qui suscite l’inquiétude de plusieurs acteurs politiques et syndicaux, certains appelant ouvertement à voter « non ». Pour ces derniers, l’instauration d’un régime présidentiel fort pourrait compromettre l’équilibre des pouvoirs.

Des arguments pour le « Oui »
Malgré les réticences, de nombreux leaders politiques soutiennent le projet. Florentin Moussavou, troisième vice-président de l’Assemblée nationale, défend ce référendum comme une opportunité pour « réaliser un saut qualitatif vers l’avenir ». Pour les partisans du « oui », cette réforme est perçue comme un moyen de stabiliser le pays et de renforcer l’efficacité du gouvernement, un besoin exprimé par le Dialogue national inclusif (DNI) d’avril dernier.

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En ce premier jour de campagne, le climat reste calme et peu d’effervescence est observable dans les rues. Le gouvernement mise néanmoins sur une série de missions d’explication à travers le pays pour informer la population. Plusieurs équipes ont été déployées dans les régions pour sensibiliser et convaincre les citoyens des avantages de cette nouvelle charte constitutionnelle.

La Presse mobilisée pour informer et éduquer
Pour s’assurer que les médias relaient des informations précises et objectives, Telesphore Obame Ngomo, Conseiller Spécial et Chef du Département Communication présidentielle, a appelé les journalistes à « s’imprégner du contenu de la nouvelle Constitution ». Lors d’une cérémonie à Libreville, des exemplaires de la Constitution ont été distribués à une cinquantaine de journalistes. « Informer, éduquer et divertir – c’est notre mission, et aujourd’hui, le focus est sur l’éducation citoyenne », a-t-il précisé.

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Ce référendum fait suite au coup d’État de 2023, qui a instauré un gouvernement militaire au Gabon. La nouvelle Constitution, issue des travaux du DNI, propose une transition du régime semi-présidentiel de 1991 vers un modèle présidentiel fort, éliminant notamment le poste de Premier ministre. Cette réforme est conçue pour restaurer l’ordre constitutionnel et renforcer l’autorité présidentielle.

Le 16 novembre, les Gabonais auront donc un choix décisif à faire, un choix qui pourrait redéfinir leur avenir politique. Avec des opinions divisées et un appel massif à la participation citoyenne, ce référendum s’annonce comme un tournant dans l’histoire du Gabon.

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