À Gaza, le gasoil sert pour les transports mais il alimente aussi les générateurs électriques, comme ceux des hôpitaux. Les effets des pénuries et hausses des prix sont très concrètes et parfois dramatiques pour la population.
Le carburant, l’huile de moteur, les pièces mécaniques ne rentrent pas en quantité suffisante dans la bande de Gaza. La pénurie fait monter les prix.
Faire fonctionner un générateur devient de plus en plus compliqué, explique le porte-parole de l’hôpital al-Aqsa, Khalil al-Daqran au micro de notre correspondant Rami al-Meghari. « Il n’y a pas de pièces de rechange pour faire fonctionner les générateurs en continu. Pour les patients qui ont besoin de dialyse nous avons réduit le traitement. Il ne dure plus quatre heures mais deux et demi et ces dialyses se font désormais deux fois par semaine seulement, au lieu de trois. Cela représente un grand risque pour la vie des patients ».
Les autorités de Gaza contrôlées par le Hamas dénoncent une politique délibérée d’Israël qui interdit l’entrée de certains produits. Cela affecte les habitant au quotidien, insiste Shadi Abourlous un fournisseur d’électricité privé. « Avant nous pouvions fournir de 16 à 20 heures d’électricité par jour pour les particuliers. Mais à la fin du ramadan, nous avons manqué de pétrole et l’un des générateurs est tombé en panne. Alors nous fournissons six heures par jour maintenant, parfois moins », détaille-t-il.
Les prix de l’électricité s’envolent aussi : le kilowatt/heure est passé récemment de 5 à 7 euros.



