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Guerre au M-O: L’armée syrienne, dirigé par Ahmed Al-Charaa bloque les transferts d’armes au Hezbollah

Si le président de transition syrien Ahmed Al-Charaa a choisi de rester neutre dans le conflit qui oppose au Liban – à nouveau – le Hezbollah à Israël, les effectifs de l’armée ont tout de même été renforcés ces dernières semaines à la frontière. Le parti chiite contrôlant les villages et les plaines de l’autre côté, les autorités de Damas veulent endiguer le ravitaillement du groupe en armes, et éviter toute incursion de ses combattants en Syrie, qui ont longtemps occupé les villages frontaliers.
C’est sur les hauteurs des montagnes de Qalamoun qu’Abou Omar, garde-frontière, patrouille chaque jour avec son équipe. Les pieds plantés dans la neige, il montre au loin les crêtes qui marquent la frontière libanaise. « Cinq à sept kilomètres plus loin, ce sont les plaines libanaises. Elles sont directement contrôlées par le Hezbollah. Sans surveillance, ses combattants pourraient avancer facilement vers ici et tenter de prendre le contrôle de nouveaux territoires. Notre principal objectif, c’est de fermer la frontière et d’empêcher tout trafic d’armes ou de drogues à leur destination », explique-t-il.

Sur les routes sinueuses qui traversent la montagne, des tractopelles pour déblayer la chaussée et des camions chargés de guérites militaires sur le point d’être installées. « Un nouveau point d’observation est installé tous les kilomètres. À ce stade, nous pouvons dire que nous contrôlons 90% de la frontière », assure Abou Khalid, un soldat de l’armée.

« Certains trafiquants travaillent directement avec le Hezbollah »
Ces mêmes routes sont celles du trafic, celles utilisées pour ravitailler le Hezbollah en armes. Dans son bureau, Khaled Abbas Taktouk, le préfet de Yabroud, fait défiler les photos des récentes saisies. « Ça, ce sont des missiles antichars, et ça, des anti-aviation. Trois missiles que nous avons découverts récemment, précise-t-il. Certains trafiquants travaillent directement avec le Hezbollah. D’autres font ça pour l’argent. La plupart sont des armes volées à la chute du régime de Bachar el-Assad. »

Samedi 28 mars, les autorités syriennes ont annoncé avoir découvert et fermé un tunnel « reliant les territoires syrien et libanais près du village de Hosh al-Sayyed Ali, à l’ouest de Homs », dont elles pensent qu’il était utilisé pour faire de la contrebande par des « milices libanaises ». L’est du Liban, le long de la frontière avec la Syrie, est un bastion du mouvement chiite Hezbollah, soutenu par l’Iran, actuellement en guerre avec Israël.

Dans ces villages frontaliers, que le Hezbollah a longtemps occupés, chacun espère surtout que la guerre qui éclate à côté ne viendra cette fois-ci pas les percuter.

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