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Hezbollah Libanais : Ultimes hommages à Hassan Nasrallah symbole de la résistance chiite


Un bouclier s’en est allé à jamais. A Beyrouth, on assiste à des obsèques en mode « pèlerinage ». Plus de cinq mois après son assassinat par Israël, des dizaines de milliers de Libanais ont finalement pu rendre un dernier hommage à Hassan Nasrallah, ancien chef du Hezbollah, !e samedi 22 février 2025.
Retardées par deux mois de conflit et des risques sécuritaires, ses funérailles ont transformé Beyrouth en une marée humaine. « Même sous les bombes, nous devions honorer notre guide », lance Ali, un habitant de Tyr, résumant l’émotion d’une communauté meurtrie mais déterminée a poursuivi la lutte après Hassan Nasrallah.

Foule en noir, Cœur en résistance
Dès l’aube, des convois venus de la Bekaa, du Sud-Liban et de la banlieue chiite de Beyrouth ont convergé vers la Cité sportive, lieu de la cérémonie. Sous une forêt de drapeaux jaunes du Hezbollah et de portraits de Nasrallah, la foule scande « Mort à Israël ! ». Les régions chiites, bombardées pendant la guerre, voient dans ces funérailles un acte de résistance collective. « C’est notre façon de dire : nous sommes toujours debout », explique Hussein, étudiant de Nabatieh.
Abbas, entrepreneur installé en Côte d’Ivoire, a fait le voyage avec sa famille : « Si ce n’est pour lui, pour qui viendrions-nous ? Il est mort en martyr, comme il a vécu. Chaque soir, j’écoute ses discours sur TikTok… et je pleure ».
Fatima, enseignante de la Bekaa, incarne cette dévotion intacte : « Le Sayed [Nasrallah] était comme un père. Il protégeait notre honneur et gardait vivante la cause palestinienne quand d’autres ont trahi ». Son village, rasé par les frappes israéliennes, compte 200 morts. « Même sous les roquettes, je serais venue. Sa mort ne tue pas son combat », ajoute-t-elle, serrant un portrait du défunt. Abbas, entrepreneur installé en Côte d’Ivoire, a fait le voyage avec sa famille : « Si ce n’est pour lui, pour qui viendrions-nous ? Il est mort en martyr, comme il a vécu. Chaque soir, j’écoute ses discours sur TikTok… et je pleure ».

La Diaspora Libanaise répond présent
La diaspora a répondu présente : Yéménites, Irakiens et Libanais d’Europe ou d’Afrique ont rejoint les rangs. Parmi eux, Leïla, une Franco-Libanaise : « Nasrallah était un rempart contre l’humiliation. Même en exil, il nous donnait une fierté ». Des lieux de prière temporaires ont été aménagés pour accueillir les pèlerins, certains dormant à même le sol malgré le froid.

Le site de l’assassinat de Nasrallah, bombardé en septembre 2024, est devenu un lieu de pèlerinage. « Marcher ici, c’est marcher sur le sang de notre résistance », déclare un combattant du Hezbollah, masqué. La cérémonie a aussi une portée politique : Mohammad Ghalibaf, président du Parlement iranien, a fait le déplacement, rappelant le soutien de Téhéran. « Nasrallah incarnait l’axe de la Résistance. Son héritage guide toujours nos pas », affirme-t-il.

Nasrallah, symbole d’une cause intacte
Malgré les divisions au Liban, les chiites voient en ces funérailles une démonstration de force. « Les autres communautés nous isolent, mais nous sommes un roc », clame un dignitaire du Hezbollah. Pour les partisans, Nasrallah reste le garant d’une cause palestinienne « vendue par les régimes arabes ». Son fils aîné, présent sur l’estrade, promet : « Sa mort n’est qu’un début. La Résistance grandira »

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