Les autorités roumaines ont convoqué, samedi 25 avril, l’ambassadeur de Russie à Bucarest, Vladimir Lipaev, au siège du ministère des Affaires étrangères. En cause : le crash d’un drone russe en territoire roumain, dans la ville frontalière de Galati, dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 avril. Les dommages matériels causés par la chute de l’appareil dans ce pays membre de l’Otan constituent une première depuis le début de la guerre en Ukraine.
Lors d’une vaste attaque nocturne menée par la Russie en Ukraine dans la nuit du 24 au 25 avril, un drone russe a traversé la frontière pour pénétrer en Roumanie. L’appareil a volé à basse altitude pendant quatre minutes dans le ciel roumain avant de s’écraser en périphérie de la ville de Galati, à 14 kilomètres de l’Ukraine.
Dans sa course, le drone a heurté l’annexe d’une maison et endommagé un poteau électrique. Une charge explosive encore inactivée se trouvait parmi les débris. Plus de 200 riverains ont alors dû être évacués. Les autorités ont transports la charge à l’écart des habitations avant de procéder à une détonation contrôlée.
Depuis le début de la guerre en Ukraine, plusieurs drones russes ont déjà illégalement survolé ce pays membre de l’Otan. Il s’agit toutefois des premiers dommages matériels causés par ce type de vol en Roumanie. Le Premier ministre roumain, Ilie Bolojan, dénonce « un acte irresponsable et une grave violation du droit international » par la Russie. Moscou n’a pas réagi. Le ministère de la Défense roumaine admet que le nombre de radars capables de détecter « le vol d’objets de petite taille, à très basse altitude » sur son territoire est « limité ».



