05032026Headline:

L’armée libanaise (FAL) peine à se déployer durablement au sud du pays

Alors qu’Israël amplifie ses bombardements aériens sur le Liban et continue sa destruction méthodique des villages le long de la frontière, les Forces armées libanaises n’ont toujours pas réagi de manière significative. Pourtant, sur le papier, tout est clair. Depuis la résolution 1701 de l’ONU adoptée après la guerre de 2006, l’armée libanaise est censée se déployer au sud du fleuve Litani, aux côtés de la Finul, pour y restaurer l’autorité de l’État et empêcher toute présence armée non étatique. Mais dans les faits, cette mission reste largement inachevée.

Le premier obstacle est le Hezbollah, la milice chiite est solidement implantée dans le sud du Liban. Une force militaire comme un acteur politique qui maintient une présence dans la zone. S’y opposer frontalement, pour l’armée libanaise, ferait peser un risque majeur : celui d’une confrontation interne.

Le deuxième frein est la faiblesse structurelle de l’armée libanaise. Elle est sous-équipée, dépendante de financements étrangers et agit donc avec prudence. Dans les faits, son rôle se limite souvent au maintien de la stabilité interne ou à l’aide aux populations civiles, plutôt qu’à un véritable contrôle du territoire.

Attaques incessantes
Il faut aussi prendre en compte le contexte sécuritaire. Le sud du Liban reste une zone de confrontation directe entre Israël et le Hezbollah. Les frappes israéliennes se poursuivent, tout comme les attaques de drones.

Même les « casques bleus » sont parfois pris pour cible. Le Hezbollah continue de tirer des roquettes vers Israël. Dans ce contexte, ni l’armée libanaise ni la Finul ne disposent d’une réelle liberté d’action pour imposer leur mandat.

Enfin, il y a un blocage politique majeur : le Hezbollah fait partie du système politique libanais. Toute stratégie de désarmement ou de déploiement total de l’armée suppose un consensus national qui n’existe pas.

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