Les Palestiniens de Cisjordanie et d’autres de Gaza ont commencé à voter samedi matin pour désigner leurs maires et conseillers municipaux, aux premières élections depuis le début de la guerre à Gaza.
Près de 1,5 million de personnes sont inscrites sur les listes électorales en Cisjordanie occupée, et 70 000 dans la zone de Deir el-Balah (centre de la bande de Gaza), les deux régions concernées par le scrutin législatif de ce samedi, selon la Commission électorale centrale, basée à Ramallah. Les bureaux ont ouvert à 07H00 locales (04H00 GMT).
« Ces élections sont symboliques, mais je les vois comme l’expression de notre volonté de vivre. Nous sommes un peuple instruit et déterminé, nous méritons d’avoir notre propre Etat », a déclaré à l’AFP Mohammed al-Hasayna, 24 ans, après avoir voté à Deir el-Balah.
« Nous voulons que le monde nous aide à surmonter la catastrophe de la guerre. Assez de guerre ! Il est temps de travailler à la reconstruction de Gaza », ajoute-t-il.
Les conseils municipaux sont responsables de services essentiels tels que l’eau, l’assainissement et les infrastructures locales, et n’ont pas de pouvoir législatif.
En l’absence d’élections présidentielles et législatives depuis 2006 – dont la tenue reste suspendue – ils sont devenus l’une des rares institutions démocratiques fonctionnelles sous l’administration de l’Autorité palestinienne.
Le Coordonnateur spécial adjoint de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Ramiz Alakbarov, a salué l’organisation des élections, y voyant « une occasion importante pour les Palestiniens d’exercer leurs droits démocratiques, à un moment particulièrement difficile ».
La plupart des listes sont alignées avec le Fatah -le parti nationaliste du président Mahmoud Abbas-, ou sans étiquette. Aucune liste ne se réclame en revanche du mouvement Hamas, le rival du Fatah qui contrôle près de la moitié de la bande de Gaza.
Les bureaux de vote fermeront à 19H00 (16H00 GMT) en Cisjordanie, et à 17H00 à Deir el-Balah, pour permettre un dépouillement à la lumière du jour, faute d’électricité.
A Gaza, contrôlée par le Hamas depuis 2007, il s’agit des premières élections depuis les législatives de 2006 remportées par ce mouvement.



