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Liban: une frappe israélienne ciblée a tué au moins trois journalistes dans le sud du pays

Au Liban, deux journalistes et deux vidéastes ont été tués, samedi 28 mars, dans une frappe ciblée israélienne dans la région de Jezzine, dans le sud du pays. L’attaque a eu lieu à environ 25 kilomètres de la frontière et à 20 kilomètres de la ligne de front.
L’armée israélienne a reconnu avoir visé le journaliste Ali Choeib, présenté comme un « membre de l’unité de renseignement de la force Al-Radwane du Hezbollah ». Âgé de 55 ans, il était le correspondant de guerre vedette d’Al-Manar, la chaîne de télévision du Hezbollah, et couvrait les conflits avec Israël depuis plus de trente ans.

Parmi les victimes figure également Fatima Ftouni, reporter d’une trentaine d’années pour la chaîne panarabe Al-Mayadeen, dont la ligne éditoriale est proche de l’Iran et du Hezbollah. Les deux vidéastes tués dans l’attaque sont le fils d’Ali Choeib et le frère de Fatima Ftouni.

Condamnation unanime au Liban
L’assassinat des journalistes a provoqué un vif émoi dans le pays. Les dirigeants libanais, pourtant très critiques à l’égard du Hezbollah depuis le début de la guerre, ont unanimement condamné le meurtre des journalistes.

Le président de la République, Joseph Aoun, a dénoncé un « crime flagrant qui enfreint l’ensemble des normes et conventions » garantissant la protection des journalistes en temps de guerre. Le Premier ministre, Nawaf Salam, a pour sa part condamné une « violation flagrante du droit international humanitaire ». Même ton du côté du ministre de l’Information. Paul Morcos, a jugé « inacceptable » le ciblage « répété et délibéré » des journalistes par Israël dans la guerre actuelle.

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