04292026Headline:

Taïf la ville surnommée la « ville des roses » en Arabie Saoudite

Une ville perchée à 1 700 mètres d’altitude, Taïf est surnommée la « ville des roses » en raison de ses vastes champs de roses qui fleurissent au printemps. Ces fleurs sont utilisées pour produire une huile essentielle très prisée dans la parfumerie de luxe.

Chaque matin, au cœur des montagnes de l’ouest saoudien, Khalafhallah, un octogénaire producteur de rose, se penche sur ses rosiers avec la même tendresse qu’on accorde aux enfants. Depuis cinquante ans, il veille sur ses 20 000 plants de roses à Taëf.

« J’aime les roses, peut-être même plus que mes propres enfants », dit-il dans une interview à Tv5monde.

Qu'y a-t-il de si spécial à propos de Taif Rose ? – Appellation

Ici, la fleur n’est pas qu’un symbole de beauté. Elle incarne une culture de richesse, une fierté. Chaque printemps, plus de 800 fermes de la région s’éveillent sous un tapis floral éblouissant. Dans cette symphonie colorée, les cueillettes s’enchaînent dès l’aube, portées par le parfum enivrant des roses de Taïf, réputées dans tout l’Orient.

Un parfum unique au monde
La particularité de cette rose locale, c’est son parfum subtil et incomparable. Distillée avec patience selon une méthode ancestrale, l’essence extraite est utilisée dans les plus grands parfums, mais aussi dans les rituels les plus sacrés.

« J’ai visité la Turquie, le Maroc… Les roses y sont similaires, mêmes feuilles, mêmes pétales. Mais l’odeur ? Rien à voir. Seules celles de Taïf ont cette signature olfactive unique », affirme Khalafhallah.
Cette singularité a même conduit les autorités religieuses à sélectionner les huiles essentielles de Taïf pour laver les murs de la Kaaba, le sanctuaire sacré de La Mecque. Un honneur immense qui a fait connaître la petite ville dans tout le monde musulman.

Une ville sous pression climatique
Cette cité florale, bijou de l’arabie saoudite, fait aujourd’hui face à un défi climatique. Les hivers récents ont été si grossiers que les récoltes ont été totalement anéanties.

« Deux années de suite, on n’a pas cueilli une seule rose », raconte Khalafhallah toujours à tv5. « Les températures étaient trop basses, et nous sommes totalement démunis face à ces changements. »

Malgré les incertitudes, les habitants de Taïf continuent de cultiver leurs roses comme un acte de résistance. Une lutte douce mais obstinée, à l’image de cette ville qui parfume tout l’Orient avec ses récoltes précieuses.

What Next?

Recent Articles