
Une annonce choc faite par Mod Secka, secrétaire permanent du ministère du Commerce, lors d’une réunion du Comité national de mise en œuvre de la ZLECAF à l’hôtel Metzy de Kololi. « Cette initiative va intégrer davantage notre économie au marché continental », a-t-il déclaré, soulignant l’objectif de fluidifier les échanges et de créer un marché africain unifié de 1,4 milliard de consommateurs.
Infrastructures et douane : Priorité à la modernisation
Pour accompagner cette libéralisation, le gouvernement gambien modernise ses ports, postes frontières et systèmes logistiques, via la Gambia Revenue Authority (GRA). « Nous alignons nos procédures douanières sur les standards de la ZLECAF pour faciliter la circulation des marchandises », explique Mod Secka. Objectif : réduire les délais aux frontières et attirer les investisseurs étrangers. Des mesures déjà saluées par les acteurs du transport et de l’import-export.
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Outre les biens, la Gambie mise sur les services pour tirer profit de la ZLECAF. Le pays s’engage à libéraliser des secteurs stratégiques : -Services financiers (banque, assurance), -Tourisme (hôtellerie, voyages), -Transports (logistique, aviation), -Télécommunications. « Nous renforçons nos cadres réglementaires pour que nos entreprises soient compétitives à l’échelle continentale », précise Mod Secka. Un plan qui vise aussi à créer des emplois dans un pays où le taux de chômage des jeunes dépasse 40 %.
Stratégie 2020-2030 : Un plan décennal pour dompter la ZLECAF
La Gambie a élaboré une stratégie nationale sur 10 ans (2020-2030) pour maximiser les retombées de l’accord. Parmi les priorités : -Identifier les secteurs clés (agroalimentaire, textile), -Former les entreprises aux normes continentales, -Développer des corridors économiques avec les pays voisins. « Le Comité national de mise en œuvre est la colonne vertébrale de ce plan », insiste Mod Secka.
Malgré l’optimisme, des obstacles persistent. « Beaucoup d’entreprises et de citoyens méconnaissent encore la ZLECAF », reconnaît Mod Secka.
Autres écueils : -Manque d’infrastructures numériques pour le commerce en ligne, -Capacités techniques limitées des institutions, -Nécessité d’investissements massifs dans les réseaux routiers et énergétiques. Pour y répondre, le gouvernement promet : -Campagnes de sensibilisation grand public, -Partenariats avec des organismes internationaux, -Formations intensives aux procédures douanières modernes.


