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Belgique: La pénurie d’enseignants est toujours bien présente

C’est, malheureusement, le sujet “marronnier” de la rentrée scolaire, c’est-à-dire celui que l’on peut réécrire chaque année. La pénurie d’enseignants est toujours bien présente, et la pandémie l’a encore montré de manière criante quand il a fallu remplacer des enseignants malades.

Les constats sont assez clairs : la profession attire moins, c’est souvent aussi un deuxième choix d’étude pour les étudiants. Et autre point alarmant : un enseignant sur quatre quitte la profession au bout d’un an.

La rentrée scolaire, c’est mercredi. Mais les directions d’écoles sont déjà à pied d’œuvre depuis longtemps pour trouver tous les enseignants et organiser les horaires. Si pour bon nombre d’écoles le problème ne se pose pas encore, par contre dès qu’il faudra remplacer un professeur absent, cela risque de coincer. Comme le confirme Françoise Colinia, préfète de l’Athénée de Mons. “A part un professeur en histoire, dans le degré inférieur, j’ai tous mes professeurs pour la rentrée. Mais en cours d’année, chercher des remplaçants restera toutefois problématique, surtout en néerlandais et en mathématique. L’année dernière, 4 professeurs se sont succédé pour remplacer la collègue partie en congé de maternité”.

Damien Desmont est directeur de l’Institut Saint-Luc, une école technique et professionnelle, à Mons. “Il y a l’image de l’enseignement qui est ternie, et qu’il faudrait réhabiliter. Il ne faut pas se leurrer : il y a aussi le salaire, un jeune diplômé, avec un master en poche qui entre dans l’enseignement ne va pas gagner énormément par rapport au privé. L’image de l’enseignement et des enseignants, souvent vus comme des personnes qui ne travaillent pas beaucoup. Peut-être 20 à 22 heures en classe mais il y a aussi toutes les heures de préparation, de corrections, puis la charge que représente la gestion d’un groupe de jeunes, ce n’est pas toujours facile”.

Dans son école technique et professionnelle Damien Desmont s’est donc tourné vers des indépendants. “C’est un bon moyen, parce que dans l’enseignement on ne peut pas garantir un emploi fixe. Avec un indépendant, on peut s’arranger quelques heures, et puis après si cela lui plaît, il peut augmenter ses heures puis passer son CAP (Certificat d’aptitudes pédagogiques), par contre si c’est quelqu’un qui a déjà un CDI ou un CDD qui se présente, on ne peut lui garantir un emploi que jusqu’au 30 juin.”

rtbf.be

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