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Cyberharcèlement contre Brigitte Macron: Le poignant témoignage de sa fille, avocate de 40 ans

C’est une audience lourde d’émotion qui s’est tenue mardi 28 octobre au tribunal correctionnel de Paris. À la barre, Tiphaine Auzière fille cadette de Brigitte Macron, a livré un témoignage bouleversant sur les souffrances endurées par la Première dame, victime depuis plusieurs années d’une vaste campagne de cyberharcèlement alimentée par des fake news sur son identité et sa vie privée.

« Elle a dû apprendre à vivre avec ces horreurs », a confié l’avocate de 40 ans, visiblement émue. « C’est une remise en cause systématique de son identité, de son sexe, de sa probité. »

Selon Tiphaine Auzière, ces attaques incessantes ont provoqué une dégradation des conditions de santé de sa mère, profondément atteinte par l’ampleur et la cruauté des messages reçus sur les réseaux sociaux. « Ce sont des mots qui blessent, qui s’insinuent, et qui la suivent en permanence. Ce n’est pas une simple rumeur : c’est une épreuve. »

Une affaire née d’une rumeur devenue virale

L’affaire remonte à fin 2021, lorsque de fausses informations avaient circulé sur internet, insinuant que Brigitte Macron serait une femme transgenre, identifiée sous une autre identité à la naissance. Ces allégations, dénuées de tout fondement, ont été relayées massivement sur les réseaux sociaux, alimentant un flot de messages haineux.

Face à l’ampleur du préjudice, la Première dame a déposé plainte pour cyberharcèlement en août 2024. En parallèle, le couple présidentiel a également engagé une procédure pour diffamation aux États-Unis, à l’encontre de certains relais de ces rumeurs sur des plateformes étrangères.

Des réquisitions exemplaires du parquet

Au terme de deux jours d’audience, le ministère public a requis des peines de trois à douze mois de prison avec sursis et des amendes contre les dix prévenus poursuivis pour leur rôle dans la propagation de ces infox.

Les réquisitions les plus sévères visent trois figures identifiées comme les instigateurs du harcèlement : Amandine Roy, médium autoproclamée, Bertrand Scholler, galeriste, et Aurélien Poirson-Atlan, alias Zoé Sagan, influenceur connu pour ses publications complotistes.

« Ils ont orchestré une campagne mensongère et délibérée visant à salir une femme publique et, au-delà, les institutions de la République », a martelé le procureur Hervé Tétier.

Les sept autres prévenus, qualifiés de « suiveurs », sont accusés d’avoir relayé ces propos « depuis leur canapé », sans mesurer les conséquences humaines de leurs actes. Le verdict est attendu le 5 janvier 2026.

Une Première dame digne et déterminée

Malgré cette épreuve, Brigitte Macron est apparue sereine et rayonnante au bras du président Emmanuel Macron lors du dîner d’État du 8e Forum de Paris pour la paix, le lendemain du procès.

Sous une pluie fine, vêtue d’un élégant ensemble noir signé Louis Vuitton, la Première dame a affiché un sourire discret mais affirmé, symbole de résilience.

« Elle a voulu montrer qu’elle ne se laisserait pas abattre par la haine », confie un proche du couple présidentiel.

Entre dignité et douleur, cette séquence judiciaire met en lumière les ravages du cyberharcèlement, même au plus haut niveau de l’État. Elle rappelle, au-delà du cas personnel de Brigitte Macron, la nécessité de renforcer la responsabilité numérique et la protection des personnes ciblées par la haine en ligne.

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