06122026Headline:

Haïti: Arrivée des mercenaires étrangers pour la lutte antigangs, une solution à double tranchant


Lutte contre les gangs armés en Haïti : le pouvoir en place s’offre le service de mercenaires étrangers. Si pendant quelque temps les autorités se sont tues sur la question, le pouvoir en place le confirme désormais ouvertement, des mercenaires étrangers sont bel et bien présents en Haïti. Une présence qui crée beaucoup d’inquiétude au sein des organisations de défense des droits humains.
Le Conseil présidentiel de transition (CPT) a enfin brisé le silence sur la présence de mercenaires étrangers engagés dans la guerre contre les gangs en Haïti. C’est le coordonnateur du CPT, Fritz Alphonse Jean, qui l’a confirmé lors d’une entrevue accordée à un groupe de journalistes haïtiens en fin de semaine.

Toutefois, le président du CPT n’a fourni aucun détail, aucune précision sur les montants en jeu ni sur les modalités du contrat avec la société de sécurité engagée.

« Une solution à double tranchant »
Entre-temps, la présence de ces mercenaires sur le sol haïtien continue à susciter de vives préoccupation au sein de plusieurs structures de la société civile, notamment des organisations de défense des droits humains, à l’image de l’ordre des défenseurs des droits humains (ORDEDH), dont Darbensky Gilbert est le coordonnateur général : « L’arrivée des mercenaires en Haïti, c’est une solution à double tranchant et un risque inacceptable. Cette perspective, bien que présentée par certains comme un moyen rapide de rétablir l’ordre, est perçue par l’ORDEDH avec beaucoup de circonspection et suscite de l’inquiétude. »

Inquiétude aussi chez l’organisation baptisée Fondasyon Je Klere, basée à Port-au-Prince, qui continue à exiger la transparence, notamment sur les obligations de ces agents étrangers et les risques de dommages collatéraux pour la population.

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