Samedi 31 mai un homme de nationalité tunisienne a été tué par balles, victime d’un acte à caractère raciste, dans le sud de la France. L’auteur des faits a été interpellé et le parquet national antiterroriste s’est saisi de l’enquête lundi.
« Un crime terroriste » d’après le gouvernement tunisien. Lundi 2 juin au soir, les autorités tunisiennes ont dénoncé le meurtre par arme à feu d’un homme tunisien dans le sud de la France, à Puget-sur-Argens, samedi dernier. Selon la justice française, le mis en cause a diffusé des vidéos « au contenu raciste et haineux […] avant et après son passage à l’acte ». Une autre victime, d’origine turque, a, elle, été blessée.
Ce meurtre a « suscité un profond mécontentement et une profonde tristesse dans l’opinion publique » en Tunisie, a affirmé le ministre tunisien de l’Intérieur, Khaled Nouri, qui s’est entretenu au téléphone avec son homologue français, Bruno Retailleau. Selon un communiqué officiel, il a souligné auprès de Paris « la nécessité d’assurer la protection de la communauté tunisienne sur le territoire français ».
Toujours selon ce communiqué, le ministre français a, après avoir présenté ses condoléances à la famille, assuré que l’auteur des faits serait puni de « la peine maximale » et exprimé « sa ferme condamnation de ce crime raciste ». L’auteur du crime ne représente pas la société française ni les valeurs de l’État français », a-t-il également insisté.
La victime s’appelait Hichem Miraoui. Le quadragénaire exerçait la profession de coiffeur à Puget-sur-Argens.
Un voisin adepte du tir sportif
Le suspect est un quinquagénaire « de nationalité française », un voisin de la victime et par ailleurs adepte du tir sportif. Selon le procureur de Draguignan, il avait publié du contenu haineux sur les réseaux sociaux, accréditant la thèse d’un acte à caractère raciste. D’après les informations de BFMTV, il s’agit d’un chaudronnier, qui, « selon sa compagne, se plaignait de la présence d’étrangers en France ».
Dans une des vidéos qu’il a diffusées le jour du crime, il aurait fait référence au fondateur du FN, Jean-Marie Le Pen, et aurait appelé à attaquer des personnes d’origine étrangère. L’homme, en fuite, a été interpellé après les faits à bord de son véhicule, où ont été retrouvées des armes « de type pistolet automatique, fusil à pompe et arme de poing », a précisé le procureur.



