05022026Headline:

Côte d’Ivoire : À Dabakala, Charles Blé Goudé passe son message de paix et de cohésion nationale

Pour son premier meeting dans le cadre de sa tournée pour la paix et la réconciliation nationale dans la région du Hambol, c’est le terrain de Bandarasso à Dabakala qui a accueilli Charles Blé Goudé et la forte délégation du Congrès Panafricain pour la Justice et l’Égalité des Peuples qui l’accompagnait.

Dans cet espace mythique de la deuxième plus grande ville de la région du Hambol, l’ambiance était celle des grands jours. La population est sortie en nombre pour écouter le message de l’ancien chef de file des jeunes patriotes.

Sensibilisation à la paix et cohésion sociale
Lors de ce grand rassemblement, il n’était nullement question de politique, mais bien de paix et de cohésion nationale. « Je ne suis pas venu ici pour solliciter des votes. Je ne suis pas venu vous demander d’adhérer à mon parti politique. Je suis venu vous parler de ce qui nous concerne tous : la paix », a déclaré Charles Blé Goudé.

L’ancien chef de file des jeunes patriotes s’est érigé en apôtre de la paix et de la cohésion nationale depuis son retour au bercail en novembre 2023. L’ex-patron de la galaxie patriotique a été acquitté par la Cour pénale internationale après sept années de prison pour sa responsabilité présumée dans les crimes perpétrés lors de la grave crise post-électorale de 2010-2011.

Tourner le dos à tous formes de violences
Dans le cadre de cette tournée de paix et d cohésion nationale entamé depuis deux ans, Charles Blé Goudé, qui parcourt villes, villages, départements et régions de la Côte d’Ivoire, exhorte les populations à tirer les leçons du passé et à tourner le dos à toutes formes de violences.

« L’histoire nous a opposés, l’histoire nous a divisés, mais je n’ai jamais considéré le Nord comme mon adversaire. Et en venant ici, je remarque que moi, Blé Goudé, je ne suis pas l’ennemi du Nord et le Nord n’est pas mon ennemi. C’est vrai qu’il y a eu un conflit, mais le plus important, c’est comment en sortir. Quand il n’y a pas de conflit, c’est là qu’il faut consolider la paix », a-t-il exhorté.

L’ancien ministre de la jeunesse a saisi l’occasion de son passage dans cette localité du Nord de la Côte d’Ivoire pour demander pardon à tous ceux qui se sont sentis heurtés d’une quelconque manière par ses prises de position durant la tragique crise électorale de la précédente décennie.

J’ai toujours dit que, quelle que soit ta colère, tu n’as pas le droit de prendre un fusil contre ce pays
« Même si je n’ai pas frappé de mes propres mains quelqu’un parmi vous sous cette bâche, même si nous ne nous sommes pas battus directement, ma responsabilité dans ce qui est arrivé à la Côte d’Ivoire est très grande. C’est pourquoi, avant de demander aux autres de pardonner, moi-même, en premier, je vous demande pardon à tous », a-t-il déclaré, exhortant chacun à privilégier l’unité nationale.

« Nous devons protéger ce pays. Moi, particulièrement, quand on touche à la Côte d’Ivoire, cela m’affecte. Beaucoup ne l’ont pas compris hier. J’ai toujours dit que, quelle que soit ta colère, tu n’as pas le droit de prendre un fusil contre ce pays. Un marigot qui donne à boire à tout le village, on ne jette pas les ordures dedans », a-t-il exprimé.

Appels aux politiques et à la jeunesse
À quelques mois de la prochaine élection présidentielle prévue en octobre 2025, le président du COJEP a exhorté les Ivoiriens à voter dans le calme et dans la paix. « Dans quelques mois, vous aurez le temps de choisir celui que vous voulez. Je ne serai pas là, mais faites-le dans la paix et la sérénité. Tout le monde n’est pas obligé d’appartenir au même parti politique. L’élection n’est qu’un jeu»

Aux politiques, il a demandé d’éviter d’instrumentaliser la jeunesse à des fins électorales. « Les élections arrivent dans neuf mois, faites-en sorte que des jeunes ne se poursuivent pas dans cette ville. Faites-en sorte de ne pas utiliser les jeunes les uns contre les autres. Ces jeunes que vous voyez sont là pour le développement de la Côte d’Ivoire. Utilisez-les et donnez-leur du travail », a-t-il martelé.

Aux jeunes, il a demandé de refuser toute incitation à la violence : « Quelle que soit la somme d’argent qu’on vous proposera pour vous battre contre votre frère, dites NON ! Peu importe la somme d’argent qu’on vous proposera pour prendre une arme contre quelqu’un qui ne partage pas votre opinion, dites NON ! ». Le périple de Charles Blé Goudé dans le Hambol se poursuit demain avec le meeting de clôture prévu à Katiola.

 

 

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