Invité par l’Alliance des BRICS, Ahoua Don Mello séjourne en Russie pour des échanges diplomatiques, économiques et scientifiques autour des crises internationales et du renforcement des partenariats stratégiques africains.
Le Dr Ahoua Don Mello séjourne depuis le 7 mai à Moscou, en Fédération de Russie, dans le cadre d’une mission diplomatique et scientifique à l’invitation de l’Alliance internationale des BRICS. L’information a été rendue publique à travers un communiqué diffusé le 9 mai par son équipe de communication.
Enjeux géopolitiques
L’ancien ministre ivoirien fait partie de la délégation officielle conviée aux célébrations du 9 mai marquant le 81e anniversaire de la victoire de 1945. Mais au-delà de la dimension commémorative, ce déplacement s’inscrit surtout dans un contexte de réflexion géopolitique autour des grands équilibres mondiaux.
Selon le communiqué, Ahoua Don Mello doit prendre part à plusieurs sessions de haut niveau consacrées notamment aux conflits en Ukraine et en Iran, ainsi qu’à la menace djihadiste au Mali. Les échanges porteront également sur « l’émergence d’un nouvel ordre mondial multipolaire » et sur les conséquences des crises internationales actuelles.
Cette visite comprend aussi un important volet économique. Le responsable ivoirien participera aux travaux préparatoires du Forum Économique International de Saint-Pétersbourg, prévu du 3 au 6 juin 2026. Ce rendez-vous est considéré comme l’un des principaux cadres de discussions économiques et stratégiques organisés par la Russie avec ses partenaires internationaux.
Coopération scientifique
Sur le plan scientifique, Ahoua Don Mello doit également effectuer une visite à Université de Kazan. Cette étape vise, selon le document, à poser les bases d’une future coopération scientifique d’envergure entre des structures africaines et des institutions russes.
Le communiqué souligne enfin que cette mission traduit une volonté de renforcer les relations entre certains pôles de réflexion africains et l’Alliance des BRICS. Les initiateurs de cette démarche évoquent un partenariat fondé sur « la souveraineté » et « l’équilibre mondial », dans un contexte marqué par la recomposition des rapports de force internationaux.



