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Côte d’Ivoire : Le PPA-CI conteste l’élection de Christian Adjelou à la tête du Conseil national des droits de l’homme (CNDH)

Christian Adjelou

Le PPA-CI a annoncé son intention de saisir le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme et d’autres organisations internationales pour .

C’était dans lors de la 43e session de la tribune du PPA-CI animée, jeudi 17 avril à Abidjan par Koné Katinan, président du Conseil stratégie et politique du parti.

Les raisons d’une demarche
Selon le cadre du parti de Laurent Gbagbo, cette démarche vise à dénoncer une élection que le PPA-CI juge incompatible avec les exigences d’impartialité attachées à la fonction. S’il estime n’avoir de problème particulier avec M. Adjelou, le parti d’opposition dit par ailleurs reproché au nouveau président du CNDH son militantisme au sein du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), au pouvoir.

S’alignant sur la position de plusieurs organisations de la société civile, le PPA-CI estime que « les preuves du militantisme avérées » de l’universitaire sont nombreuses. « Les droits de l’homme constituant une matière très délicate, s’opposant souvent à l’État aux citoyens. Celui qui dirige le CNDH doit être équidistant de toutes les sensibilités politiques », a déclaré Koné Katinan. Pour lui, le maintien de Christian Adjelou à ce poste « ne saurait rassurer les autres acteurs de la vie publique, notamment les partis d’opposition ».

Au-delà de cette contestation, le PPA-CI dénonce ce qu’il qualifie de « dérives » dans la gouvernance actuelle du parti au pouvoir. Le parti évoque une série d’atteintes aux libertés publiques et à l’État de droit depuis 2011, accusant le pouvoir de chercher à « contrôler l’espace politique ». « La nomination d’un militant déclaré du RHDP pour superviser le respect des droits de l’homme est indécente », a insisté Koné Katinan.

Un contexte de vives critiques
Cette polémique intervient dans un contexte de vives critiques émises par plusieurs ONG, qui remettent en cause l’indépendance de M.Adjelou à la tête du CNDH, une institution chargée de veiller au respect des droits fondamentaux en Côte d’Ivoire.

Le CNDH rappelle en outre que, l’impartialité du Président et des autres membres du Conseil ne saurait être appréciée sur la base d’appartenances politiques réelles ou supposées, mais évaluée à l’épreuve de l’exercice de leurs fonctions de Conseillers aux droits de l’Homme, à travers leurs actes, leurs décisions et leur attachement constant aux principes universels des droits de l’Homme
De son côté, l’institution rejette les accusations de partialité visant son nouveau président, le Dr Adjelou Christian Arnaud, et ses membres.Dans une déclaration signée de de son président, l’institution a réaffirmé « son indépendance et son impartialité », soulignant qu’elle fonctionne de manière collégiale avec douze membres issus de diverses structures socio-professionnelles.

« Le CNDH rappelle en outre que, l’impartialité du Président et des autres membres du Conseil ne saurait être appréciée sur la base d’appartenances politiques réelles ou supposées, mais évaluée à l’épreuve de l’exercice de leurs fonctions de Conseillers aux droits de l’Homme, à travers leurs actes, leurs décisions et leur attachement constant aux principes universels des droits de l’Homme », a réagi Dr Adjelou au nom du CNDH.

Invitant les auteurs de « ces allégations injustifiées à la retenue et à s’abstenir de jeter le discrédit sur l’institution et ses membres ».

« Le CNDH tient à rassurer l’opinion publique de l’engagement de ses membres à exercer leurs missions en toute indépendance et impartialité, et sur sa disponibilité. Il demeure pleinement ouvert à mettre à la disposition de tous les acteurs de la vie publique et des citoyens, les informations relatives au fonctionnement de son nouveau bureau, dans un esprit de dialogue, de transparence et de confiance mutuelle ».

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