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Côte d’Ivoire : les partis et les organisations de la société civile signent le rapport final du dialogue politique

Les principaux acteurs politiques et responsables des organisations de la société civile ont signé, le 4 mars 2022 à Abidjan, le rapport final sanctionnant les travaux de la cinquième phase du dialogue politique. C’était sous la présidence du Premier Ministre Patrick Achi.

” Cette cinquième phase du dialogue politique est un beau succès pour les Ivoiriens, de par son ampleur et du nombre de participants, de par l’étendue et le champ des sujets abordés. En outre, la courtoisie et la fraternité qui ont prévalu au cours de ces échanges, ont permis de mettre l’intérêt général, et en particulier celui de la Côte d’Ivoire au centre de toutes les discussions et d’aboutir à un résultat exceptionnel. Pour la première, fois cent pour cent des acteurs ont signé le premier jour “, s’est réjoui Patrick Achi.

Et d’ajouter que cela augure pour la Côte d’Ivoire d’un avenir radieux, où la démocratie est plus renforcée, mais surtout, où la stabilité et la paix durable sont un fait incontestable. “Nous devons consacrer l’essentiel des efforts au développement du pays et à la préparation pour les générations futures d’un monde meilleur”, a relevé le Chef du gouvernement.

Ce dialogue ouvert, transparent et inclusif, inspiré et souhaité par le Président de la République, Alassane Ouattara, avait pour objectif la décrispation du climat politique afin de renforcer la paix et la stabilité.

Les signataires sont, entre autres, le RHDP (Adama Bictogo), le PDCI-RDA ( Niamkey Koffi), le FPI (Issiaka Sangaré), l’UDR (Danièle Boni-Claverie), l’UDPCI (Abdallah Toikeusse Mabri), la CSCI (Mahamadou Kouma), le MNC, le COSOPCI, etc. Au total, 21 partis politiques et 26 organisations de la société civile étaient présents à la cérémonie de clôture.

Trois grandes thématiques retenues de façon consensuelle ont fait l’objet d’échanges. Ce sont : les mesures d’apaisement de l’environnement politique ; la réconciliation nationale ; et le cadre juridique et institutionnel des élections en Côte d’Ivoire.

Au titre des mesures d’apaisement de l’environnement politique, l’on retient : l’engagement des acteurs politiques à se départir de la violence comme mode d’accession au pouvoir ; le retour à un paiement régulier de la subvention aux partis et groupements politiques ; et la transmission au Cabinet du Premier Ministre de la liste et des numéros des comptes des personnalités, dont les comptes seraient encore gelés.

Au titre de la réconciliation nationale, les participants ont convenu de la mise en place d’un processus de réparation et d’indemnisation des victimes de la crise de 2020 ; de la poursuite du renforcement de la culture démocratique et du civisme au sein de la société civile ; et de la vulgarisation des modes alternatifs de règlement des conflits, en impliquant notamment les chefs coutumiers, les guides religieux et les organisations de la société civile.

Au titre du cadre juridique et institutionnel des élections en Côte d’Ivoire, l’on note six points. Ce sont, entre autres, la prise en compte des réalités politiques nouvelles, en vue du réaménagement de la Commission Electorale Indépendante (CEI) ; la conduite de réflexions par le gouvernement sur le processus de découpage électoral, sur la base du relèvement du coefficient affecté au critère démographique et en maintenant les acquis ; la révision annuelle de la liste électorale par la CEI, conformément au code électoral, etc.

Pour Patrick Achi, c’est ensemble, en consolidant davantage le climat de paix et de stabilité politique, qu’il sera possible d’attirer toujours plus d’investissements privés, nationaux ou internationaux pour répondre, aux aspirations des populations ivoiriennes, en termes d’emploi, d’éducation, de santé ou de pouvoir d’achat.

Niamkey Koffi, PDCI-RDA

« Le dialogue politique s’est caractérisé par l’esprit d’ouverture, la volonté pour les différents acteurs de consolider la paix, la cohésion sociale ».

Abdallah Toikeusse Mabri, UDPCI

« Nous avons noté la volonté du Chef de l’Etat, du gouvernement et des acteurs politiques à être ensemble pour contribuer à la préservation de la paix ».

Prof Ouégnin Armand, PPA-CI

« Dans un dialogue, on ne peut pas tout obtenir. L’essentiel est de nous entendre sur certains points qui nous permettent d’avancer ».

Adama Bictogo, RHDP

« Ce dialogue politique était empreint de fraternité, de sincérité et surtout du sens de la responsabilité des différents acteurs. Les Ivoiriens se sont parlé entre frères ».

Mahamadou Kouma, CSCI

« Nous avons revisité toutes les questions qui nous permettent de nous rassembler et faire de la Côte d’Ivoire un havre de paix ».

Gervais Boga Sako, FIDHOP

« Nous souhaitons que le comité de suivi veille à la mise en œuvre des résolutions issues du dialogue politique ».

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