Reconnaissant son incapacité à obtenir les réformes électorales souhaitées la candidate affirme que sa priorité est désormais la présidentielle du 25 octobre.
La prochaine rencontre, initialement prévue ce vendredi matin au siège du PDCI, se déroulera sans sa présence effective. La candidate à la présidentielle du 25 octobre, Simone Ehivet Gbagbo, a jeudi soir sa décision de se faire annoncée représenter aux activités de la Coalition pour l’Alternance Pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI) afin de se consacrer pleinement à sa pré-campagne et à sa campagne électorale.
“Le temps très court”
Dans une déclaration envoyée aux membres ce 25 septembre, la présidente du Mouvement des Générations Capables (MGC) explique que la CAP-CI, créée pour promouvoir des réformes électorales et des élections inclusives, libres et transparentes, n’a pas obtenu les changements souhaités dans le système électoral.
Elle déplore que le gouvernement n’ait pas accepté de convoquer le dialogue politique avec les partis d’opposition et les organisations de la société civile.
« Avec bonne foi et responsabilité, je me suis pleinement investie dans ce projet… mais force est de constater aujourd’hui que la CAP-Côte d’Ivoire n’a pas réussi à obtenir les réformes du système électoral désirées », écrit Simone Gbagbo.
L’ancienne Première Dame, dont la candidature a été validée le 8 septembre dernier par le Conseil constitutionnel, précise que sa priorité est désormais la campagne présidentielle. « Car l’enjeu est grand, l’attente du peuple très forte, et le temps très court », argumente-t-elle.
Équilibres internes fragilisés
Créée le 10 mars 2025, la CAP-CI réunit une vingtaine de partis d’opposition, dont le PDCI-RDA, qui en assure la présidence, le FPI d’Affi N’Guessan, le COJEP de Charles Blé Goudé et le MGC de Simone Gbagbo, actuelle porte-parole de la coalition.
Mais les équilibres internes ont été fragilisés après la mise en cause de la binationalité du président du PDCI, Tidjane Thiam, finalement recalé par le Conseil constitutionnel. Depuis, le PDCI a pris ses distances de la CAP-CI et s’est rapproché du Front commun conduit par Laurent Gbagbo, lui aussi recalé.
Alors que certains opposants l’accusent de manquer de solidarité et de vouloir légitimer un quatrième mandat du président Ouattara, la candidate appelle néanmoins les membres de la CAP-CI à s’investir dans « ce nouveau chantier de l’histoire de notre nation », tout en réaffirmant que le MGC demeure fidèle à sa vocation : proposer une « alternative crédible » et rassembler les forces patriotiques pour « une Côte d’Ivoire réconciliée, souveraine et transformée ».
« La marche vers la victoire a commencé et elle sera à portée par votre foi, votre détermination et votre courage », conclut Simone Ehivet Gbagbo.



