Les localités de Gouiné et de Kpatta, dans l’Ouest ivoirien, ont reçu la visite du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Vagondo Diomandé, venu lancer les travaux de leurs sous-préfectures. La tournée s’est achevée le lendemain, 19 avril, à Gbonné, avec le coup d’envoi du premier commissariat de la ville, ainsi que la réhabilitation des bureaux de la sous-préfecture et de la résidence du sous-préfet. Deux journées d’activités intenses qui traduisent une volonté affirmée de densifier le maillage administratif et sécuritaire dans cette partie du pays.
Dès son arrivée, le ministre a pris soin de situer ces réalisations dans leur juste cadre. Ces actions répondent à la vision du gouvernement, sous l’impulsion du président Alassane Ouattara, dont l’objectif est de rapprocher l’administration des administrés. Une dynamique qui, a-t-il précisé, repose à la fois sur l’amélioration des conditions de vie des populations et sur celles de travail des agents de l’État. « Ces infrastructures que nous lançons participent de la volonté du Chef de l’État de rapprocher l’administration des populations et d’améliorer leurs conditions de vie et de travail. C’est une action structurée qui s’étend sur toute l’étendue du territoire national, organisée par zone. Aujourd’hui, nous sommes dans la zone Ouest, mais ces travaux vont se poursuivre partout dans le pays », a expliqué le ministre, soulignant que ces projets découlent de l’application stricte des instructions présidentielles.
À Gouiné et Kpatta, l’émotion d’une attente de vingt ans
À Gouiné, première étape, l’émotion était palpable au sein des populations, après plus de vingt années d’attente. La future sous-préfecture, qui comptera une dizaine de bureaux, sera dotée d’une résidence de six chambres ainsi que d’infrastructures connexes, dont un château d’eau. Après Gouiné, la délégation ministérielle a mis le cap sur Kpatta où les travaux de la sous-préfecture ont également été lancés. Le ministre a réitéré le même message, insistant sur la responsabilité collective dans la dynamique de développement local. « Nous n’avons pas besoin d’être élus pour agir. Chacun de nous peut apporter sa contribution au développement. Faisons-le dans l’union, sans animosité », a-t-il déclaré, avant de mettre en garde contre les divisions : « Les oiseaux de mauvaise augure qui vont vouloir vous mélanger vont échouer. Notre sport favori dans cette région, c’est de nous insulter. Cela ne nous apporte rien. » Dans la même veine, il a rendu un hommage appuyé au président Alassane Ouattara, présenté comme le véritable artisan de ces avancées.
« Tout ce que nous faisons aujourd’hui, c’est grâce au Chef de l’État. Nous devons lui dire merci », a-t-il indiqué.
Gbonné : Un commissariat et des équipements pour renforcer la sécurité
Poursuivant sa mission, le ministre s’est rendu le 19 avril à Gbonné où il a procédé au lancement des travaux du premier commissariat de la ville, ainsi qu’à la réhabilitation des bureaux de la sous-préfecture et à la pose de la première pierre de la résidence du sous-préfet. Autant d’équipements qui viennent renforcer le dispositif administratif et sécuritaire de la zone. Les populations, par la voix de leurs représentants, ont exprimé leur reconnaissance et leurs attentes. À Gouiné comme à Kpatta, elles ont salué une avancée majeure, longtemps espérée, tout en formulant des doléances : accès à l’eau potable via la construction de châteaux d’eau, acquisition d’ambulances, réhabilitation des centres de santé et des établissements scolaires. Les cadres ont également insisté sur la nécessité de renforcer les infrastructures sécuritaires, notamment par la création de brigades de gendarmerie et l’affectation de personnel qualifié dans les services sociaux de base. Ces différentes étapes ont enregistré la présence des élus et cadres des régions du Tonkpi, du Guémon et du Bafing, venus témoigner de leur engagement aux côtés des populations. À travers cette tournée, l’État de Côte d’Ivoire réaffirme sa volonté de consolider l’administration de proximité et de garantir un développement équilibré sur l’ensemble du territoire national. Une dynamique qui, si elle se poursuit au même rythme, pourrait changer durablement le visage de ces localités longtemps restées en marge des circuits décisionnels. Le ministre Vagondo Diomandé a promis de veiller au grain. Les habitants, eux, n’attendent plus que vingt ans.



