Hôte d’honneur de la 18ème édition de la prestigieuse conférence internationale, le Président Alassane Ouattara rayonne sur la scène internationale. La Ministre d’État Nialé Kaba porte avec brio la voix de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique devant un parterre exceptionnel de personnalités mondiales.
C’est dans l’écrin historique du château de Chantilly, aux portes de Paris, que la 18ème édition de la World Policy Conference (WPC) a ouvert ses portes, le vendredi 24 avril 2026, réunissant pendant trois jours-du 24 au 26 avril 2026-l’élite mondiale de la politique, de la diplomatie, de l’économie et de la pensée stratégique. Au cœur de cette édition d’exception, la République de Côte d’Ivoire occupe une place d’honneur singulière : le Président Alassane Ouattara a été convié comme hôte d’honneur par Thierry de Montbrial, fondateur et président de l’Ifri et de la WPC.
Mme Nialé Kaba représentait le président Ouattara
Retenu à Abidjan par les impératifs de sa charge, c’est Mme Nialé Kaba, Ministre d’État, Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, qui l’a représenté avec hauteur et éloquence, portant devant l’assemblée des grands de ce monde la vision d’une Côte d’Ivoire ambitieuse, ouverte et résolument tournée vers l’avenir.
Fondée en 2008 par Thierry de Montbrial, éminent diplomate et intellectuel français, fondateur et président de l’Institut Français des Relations Internationales (Ifri), la World Policy Conference est bien plus qu’un forum annuel. Elle est, depuis plus de quinze ans, l’un des rares espaces au monde où se rencontrent, dans la liberté du dialogue authentique, des chefs d’État, des ministres, des décideurs économiques, des académiciens et des experts pour débattre des grandes questions qui façonnent l’ordre mondial.
La WPC se distingue par la qualité de ses participants, la profondeur des échanges et la liberté intellectuelle qui y règne
Conçue comme un espace de réflexion stratégique de haut niveau, la WPC se distingue par la qualité de ses participants, la profondeur des échanges et la liberté intellectuelle qui y règne. Son ambition première est de contribuer à « une meilleure gouvernance du monde », en favorisant des discussions franches sur les défis géopolitiques, économiques, climatiques et technologiques auxquels l’humanité est confrontée. Organisée chaque année dans un lieu de prestige-de Cannes à Abu Dhabi, de Marrakech à Montréal, en passant par Chantilly-la WPC a progressivement acquis une aura internationale qui en fait l’une des conférences diplomatiques les plus influentes du monde.
Au fil de ses éditions, la WPC a accueilli comme hôtes d’honneur ou intervenants des figures majeures de la scène internationale : Nicolas Sarkozy, François Hollande, Mahamadou Issoufou, le Roi Mohammed VI du Maroc, Jean-Claude Juncker, Recep Tayyip Erdoğan, Paul Kagame, ou encore des Prix Nobel et des dirigeants des grandes institutions financières mondiales.
Le Président Alassane Ouattara avait déjà marqué les esprits
Cette édition 2026 marque un tournant : pour la première fois, Emmanuel Macron, Président de la République française, y prend la parole en session plénière, aux côtés notamment du Président serbe Aleksandar Vučić et du Président rwandais Paul Kagame, qui préside le dîner-débat inaugural. Le Président Alassane Ouattara avait déjà marqué les esprits lors de sa première participation à la 5ème édition à Cannes en 2012, un discours dont Thierry de Montbrial garde un souvenir encore vif, selon ses propres termes dans la lettre d’invitation adressée au Président ivoirien.
Cette 18ème édition s’articule autour du thème porteur « Entre fragmentation et interdépendance : repenser la gouvernance mondiale ». Un choix thématique que la Ministre Nialé Kaba elle-même a salué comme « non pas un sujet académique, mais le diagnostic de la gouvernance mondiale de notre époque, posé avec une précision chirurgicale ». Pendant trois jours intenses, vingt et une sessions plénières et plusieurs ateliers thématiques permettront d’explorer les grandes fractures et opportunités qui définissent le monde contemporain.
La finance numérique fera l’objet d’une session distincte, examinant les crypto-actifs, la blockchain et les nouveaux risques systémiques
Commerce et géo économie. La première session plénière, présidée par Marcus Noland du Peterson Institute, abordera la montée des logiques de puissance dans les échanges commerciaux internationaux, avec des experts venus de Corée, du Canada, de Chine et du Japon. La finance numérique fera l’objet d’une session distincte, examinant les crypto-actifs, la blockchain et les nouveaux risques systémiques.
Géopolitique et sécurité. Les sessions plénières 8 et 16 exploreront respectivement la redéfinition de la guerre moderne par la technologie et les fractures régionales de 2026 — Moyen-Orient, Ukraine, Sahel — avec des intervenants de premier rang tels que le général Wayne Eyre, ancien chef d’état-major canadien, ou le diplomate irakien Fareed Yasseen.
Intelligence artificielle et transition énergétique
Intelligence artificielle et transition énergétique. Deux ateliers parallèles de l’après-midi du samedi réuniront experts, philosophes et capitaines d’industrie autour de l’IA agentique et des bouleversements énergétiques en cours, avec la participation notamment de Patrick Pouyanné, directeur général de TotalEnergies, et de Dominique Senequier, fondatrice d’Ardian.
Financement du développement. La session plénière 13 réunira des figures de l’aide au développement et du financement multilatéral, dont Margaret Chan, ancienne Directrice générale de l’OMS, Nardos Bekele-Thomas de l’AUDA-NEPAD et Mark Malloch-Brown, pour repenser le financement des biens publics mondiaux dans un monde fragmenté — une question centrale pour l’Afrique.
Mme Nialé Kaba a prononcé une allocution remarquée, alliant rigueur diplomatique et profondeur analytique
Face à ce parterre de décideurs mondiaux, Mme Nialé Kaba a prononcé une allocution remarquée, alliant rigueur diplomatique et profondeur analytique. Représentant le Chef de l’État ivoirien avec dignité et autorité, la Ministre d’État a d’emblée capté l’attention de l’assemblée par la lucidité de son diagnostic sur l’état du monde.
La cheffe de la diplomatie ivoirienne a articulé avec force la notion de triple fracture qui ébranle l’ordre international : une fracture géopolitique, avec le retour des logiques de blocs et de la compétition entre grandes puissances ; une fracture technologique, qui amplifie les inégalités entre nations plutôt que de les réduire ; et une fracture climatique et humanitaire, qui menace de déstabiliser des régions entières et d’accélérer les migrations forcées.
Ces fractures se vivent au quotidien
Pour l’Afrique, a-t-elle souligné avec conviction, ces fractures ne sont pas de simples abstractions théoriques : elles se vivent au quotidien, dans l’instabilité régionale, la volatilité des marchés, la difficulté à financer la transformation des économies. Et la Côte d’Ivoire, en tant que premier producteur mondial de cacao, en éprouve concrètement les effets-des politiques commerciales des pays importateurs aux accords climatiques signés à des milliers de kilomètres d’Abidjan.
Loin de se cantonner au constat, Madame Nialé Kaba a développé une vision structurée de la réforme nécessaire. Fidèle aux positions constantes du Président Ouattara, elle a plaidé pour une gouvernance mondiale assise sur trois piliers indissociables.
la Côte d’Ivoire renouvelle son appel à une réforme profonde des Nations Unies et de l’OMC
La représentativité d’abord : la Côte d’Ivoire renouvelle son appel à une réforme profonde des Nations Unies et de l’OMC, exigeant une représentation permanente du continent africain au Conseil de Sécurité — une revendication portée au nom de l’Union Africaine tout entière.
La refonte de l’architecture financière internationale ensuite : pour que les pays en développement accèdent à des financements adéquats en faveur de leur transformation structurelle, et pour que le financement de la transition climatique cesse de peser sur leurs dettes souveraines, devenant au contraire un investissement collectif pour la stabilité planétaire.
La régulation du numérique
La régulation du numérique enfin : l’Afrique et le Sud global, victimes de la désinformation, des cyberattaques et de la prolifération des technologies autonomes entre les mains de groupes armés non-étatiques, entendent désormais peser sur la gouvernance de ces technologies, et non plus seulement en subir les effets.
Mme Kaba a ensuite dessiné le portrait d’une Côte d’Ivoire résolument tournée vers l’avenir, qui refuse le repli nationaliste comme l’alignement forcé sur un bloc contre un autre. Face aux crises régionales, aux menaces terroristes aux frontières septentrionales et aux flux migratoires, la réponse ivoirienne est celle d’une interdépendance assumée, structurée autour de projets concrets et de coopérations mutuellement bénéfiques. La Ministre a conclu son intervention sur une note d’espoir et d’engagement : la paix du XXIème siècle, a-t-elle rappelé en reprenant les mots du Président Ouattara, « ne se proclamera pas seulement dans des traités. Elle se bâtira dans des actes concrets, des projets partagés, la quête des intérêts réciproques ».
Le leadership d’Alassane Ouattara reconnu sur la scène internationale
L’invitation du Président Alassane Ouattara comme hôte d’honneur de la WPC 2026 n’est pas le fruit du hasard. Elle est la reconnaissance solennelle, par l’une des institutions intellectuelles les plus respectées d’Europe, d’un leadership qui rayonne bien au-delà des frontières ivoiriennes.
Dans la lettre d’invitation qu’il lui a adressée le 26 novembre 2025, Thierry de Montbrial écrit avec chaleur : « Votre remarquable parcours et votre engagement continu en tant que président de la Côte d’Ivoire constituent une source d’inspiration non seulement pour votre nation, mais également pour l’ensemble de la communauté internationale. » Il évoque également le souvenir encore vif du discours du Président ivoirien à Cannes en 2012, lors de la 5ème édition de la WPC — une intervention qui avait, selon ses mots, profondément impressionné et même touché l’ensemble des participants.
Plus de dix ans après cette première participation, la réélection d’Alassane Ouattara à la présidence de la République de Côte d’Ivoire, confirmée par le Conseil constitutionnel le 4 novembre 2025, est perçue comme la confirmation d’une confiance renouvelée du peuple ivoirien en son leadership. Thierry de Montbrial souligne dans son invitation que cette victoire témoigne de « la confiance renouvelée que le peuple ivoirien place en votre leadership et en votre vision pour l’avenir du pays ».
C’est précisément cette stature — celle d’un chef d’État qui a su maintenir la Côte d’Ivoire sur la trajectoire de la stabilité économique et de la paix civile, tout en s’imposant comme une voix crédible et respectée dans les enceintes multilatérales — qui confère à l’invitation de Chantilly toute sa valeur symbolique et diplomatique. La présence ivoirienne à la WPC 2026, qu’elle soit physique ou représentée, est un signal fort adressé au monde : la Côte d’Ivoire est de plain-pied dans les débats qui façonnent l’avenir de la gouvernance mondiale.
Cette invitation et la représentation de haut niveau de la Côte d’Ivoire à Chantilly constituent une illustration éloquente de la dynamique diplomatique nouvelle que le Président Ouattara entend imprimer à son troisième mandat. Dans un monde où le soft power — l’influence par la crédibilité, les idées et le prestige — est devenu un outil de puissance à part entière, la présence ivoirienne à la WPC 2026 envoie un message clair : Abidjan est une capitale avec laquelle il faut compter.
Affaires Etrangères : Kaba Nialé scelle deux accords majeurs de coopération avec la Chine
Pour l’Afrique de l’Ouest en particulier, cet honneur revêt une dimension collective. Dans un contexte régional marqué par des crises politiques et sécuritaires, la Côte d’Ivoire se pose en pôle de stabilité, de dialogue et d’ouverture-une image que Mme Nialé Kaba a portée et défendue avec conviction devant les grandes instances mondiales. Son allocution, articulée, ambitieuse et ancrée dans les réalités africaines, incarne à elle seule la nouvelle ambition de la diplomatie ivoirienne : être non seulement un acteur respecté, mais un architecte actif de la gouvernance mondiale de demain.
Au terme de ces trois journées de Chantilly, les participants repartiront avec la certitude que la Côte d’Ivoire a su se distinguer non seulement par la qualité de sa représentation, mais par la profondeur et la pertinence de sa contribution intellectuelle aux grands débats du temps. Une performance diplomatique à la hauteur d’une nation qui, sous le leadership du Président Alassane Ouattara, ne cesse de consolider sa place dans le concert des nations.



