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Le gouvernement ivoirien affirme que Tidjane Thiam est un citoyen libre de revenir en Côte d’Ivoire

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Le débat sur la présence de Tidjane Thiam à l’étranger continue d’alimenter la chronique politique. Interrogé ce mercredi 15 avril 2026, à l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a tenu à clarifier la position de l’exécutif face aux inquiétudes exprimées par certains cadres du PDCI.

Répondant à une question d’un journaliste, suite aux déclarations de Me Blessy Chrysostome, cadre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), qui plaidait récemment pour un « retour sécurisé » de Tidjane Thiam, président de la formation politique, Amadou Coulibaly a déclaré que « nous n’avons aucune connaissance » sur un quelconque problème de sécurité.

Pour Amadou Coulibaly, l’argument sécuritaire ne semble pas fondé. « Me Blessy dispose peut-être d’informations que nous n’avons pas », a-t-il ironisé, avant de rappeler que « Tidjane Thiam est un citoyen ivoirien, libre comme tout autre. Il est libre d’aller et de revenir comme tous ceux qui sont hors du pays. »

Le porte-parole du gouvernement a insisté sur le fait que cette liberté de mouvement s’appliquait à tous les leaders politiques, citant en exemple le retour de nombreux cadres du PPA-CI (opposition), le parti de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo.

« Beaucoup d’opposants sont rentrés […] et ils mènent leurs activités. Certains ont même retrouvé les postes qu’ils avaient abandonnés », a-t-il renchéri pour souligner la normalisation du climat politique en Côte d’Ivoire.

Le PDCI-RDA traverse une zone de fortes turbulences. Cet appel des cadres survient alors que le plus vieux parti de Côte d’Ivoire, qui célèbre ses 80 ans, est fragilisé par des dissensions et des crises internes persistantes.

Le président du parti, Tidjane Thiam, se trouve actuellement hors des frontières nationales. Sa situation politique reste complexe : sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre 2025 avait été rejetée au motif qu’il ne figurait pas sur la liste électorale.

Entre enjeux de mémoire pour son 80e anniversaire et défis électoraux futurs, le parti fondé par feu Félix Houphouët-Boigny, se retrouve plus que jamais à la croisée des chemins.

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