N’Guessan Désiré Kouamé, président de l’Union pour le rayonnement de la Côte d’Ivoire (URCI), a officiellement déposé, le jeudi 21 août 2025, son dossier de candidature à l’élection présidentielle du 25 octobre prochain, au siège de la CEI à Abidjan-Cocody.
Le document a été reçu par le secrétaire permanent de la CEI, Kouamé Adjoumani Pierre, assisté de ses adjoints Émile Ebrottié et Doumbia Soumaila, qui ont remis au candidat un récépissé de dépôt. Cette étape constitue une formalité indispensable avant la validation officielle des candidatures par l’organe électoral.
Un candidat « sans ambition personnelle démesurée »
N’Guessan Désiré Kouamé est à la tête de l’URCI, un parti de gauche social-démocrate, panafricaniste et souverainiste créé le 21 juin 2020. L’URCI a été officiellement enregistré le 3 2022, soit dix-sept mois après sa création, et a véritablement lancé ses activités politiques en juillet 2024 lors d’une rentrée politique organisée à la Maison de la Presse à Abidjan-Plateau, où le candidat avait annoncé sa participation. à l’élection présidentielle.
« Je suis candidat à l’élection présidentielle prévue pour octobre 2025, sans ambition personnelle démesurée, mais avec la volonté sincère de servir le peuple de Côte d’Ivoire », a déclaré N’Guessan Désiré Kouamé. Il a souligné le caractère solennel de cette journée, qui marque, selon lui, une affirmation de son engagement en tant que citoyen et candidat au service de la nation.
Le candidat a également évoqué les enjeux sociaux et économiques de son pays, en insistant sur l’importance de créer des opportunités d’emploi pour les jeunes, mais aussi pour les personnes actives âgées de plus de 36 ans. Il a affirmé vouloir les élèves promouvoir l’éducation et la formation à l’étranger afin que les étudiants et ivoiriens acquièrent des compétences utiles au développement national.
Parmi les réformes proposées, N’Guessan Désiré Kouamé préconise la numérisation de tous les services publics, la revalorisation des fonctions ministérielles et régionales, ainsi que la création d’une chambre spéciale remplaçant le Sénat pour traiter les questions locales selon les réalités du terrain. Il a également mentionné des subventions ciblées pour les institutions religieuses et les chefs traditionnels afin d’améliorer la gestion locale et d’éviter les conflits d’ordre religieux.
Cependant, le dossier du candidat ne comportait pas encore toutes les pièces exigées par la loi électorale, notamment le reçu du cautionnement de 50 millions de FCFA et les formulaires de parrainage d’électeurs. Le candidat a expliqué que le coût du parrainage, pouvant varier de 2 000 à 30 000 FCFA par signature selon les régions, constitue un obstacle financier important pour son parti.
L’URCI affirme dans son programme de société viser la conquête du pouvoir d’État dans le cadre de ses statuts et de la législation ivoirienne. Le parti prône une Côte d’Ivoire unie, pacifique et prospère, avec un développement équilibré et une meilleure insertion professionnelle pour tous les citoyens.
Selon l’article 50 du Code électoral, la CEI doit transmettre les dossiers des candidats au Conseil constitutionnel dans un délai maximum de soixante-douze (72) heures suivant leur réception. Il appartiendra ensuite au Conseil constitutionnel d’examiner ces dossiers, de vérifier leur conformité à la loi électorale et de décider de la validation officielle de la candidature de N’Guessan Désiré Kouamé en vue du scrutin du 25 octobre 2025.



