
En déplacement ce week-end dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, Vincent Toh Bi Irié, candidat déclaré à l’élection présidentielle d’octobre 2025, a poursuivi sa tournée de proximité avec une étape symbolique à Duékoué. Ville tristement connue pour les violences meurtrières survenues lors de la crise post-électorale de 2011, Duékoué reste, pour de nombreux Ivoiriens, un lieu de mémoire douloureux.
« Plus jamais ça »
Sur place, le candidat a lancé un message empreint de retenue et de responsabilité, appelant à la paix et à la prévention de nouvelles crises. « Plus jamais ça », a-t-il déclaré en s’adressant aux habitants de cette ville où des centaines de civils avaient perdu la vie il y a quatorze ans. Carrefour, un quartier de Duekoué, principalement habité par la communauté guéré, conserve encore les stigmates des affrontements passés.
Dans ses échanges avec les populations, l’ancien préfet d’Abidjan a insisté sur la nécessité de tirer des leçons du passé.
« L’élection ne doit plus être un moment de peur ou de division. Il est temps de construire une démocratie inclusive et apaisée », a-t-il affirmé devant des chefs traditionnels, des représentants de femmes et de jeunes réunis pour l’occasion.
Le candidat s’est également rendu dans les villages de Dibobly et de Dah (département de Bangolo), où il a évoqué les préoccupations du monde rural, notamment les difficultés d’accès à l’eau potable, aux soins de santé et aux infrastructures éducatives. À chaque étape, il a réitéré son engagement à œuvrer pour « la cohésion, la justice sociale et le développement équitable sur l’ensemble du territoire ».
« Travaillons pour une élection inclusive »
Tout en appelant les leaders politiques à plus de responsabilité dans le discours public, M. Irié a souligné l’importance d’un processus électoral transparent et inclusif. « Nous avons une responsabilité collective : celle d’éviter que les divisions politiques ne dégénèrent en conflits communautaires », a-t-il ajouté.
Cette étape dans l’ouest s’inscrit dans une tournée nationale entamée il y a plusieurs semaines. Vendredi dernier, le 13 juin, Vincent Toh Bi Irié était dans le Nord du pays, plus précisément dans le village reculé de Koungbéni, à 40 km d’Odienné.
Là encore, il a lancé un appel similaire : « Vivons dans la cohésion et dans l’unité. Travaillons pour une élection inclusive ». Un message qu’il décline dans chaque région, espérant rassembler au-delà des clivages politiques et communautaires.


