
La semaine dernière, le Conseil constitutionnel a rendu son verdict sur les dossiers de candidature pour l’élection présidentielle d’octobre 2025. Sur une soixantaine de candidatures déposées, seules cinq ont été retenues, refermant ainsi ce chapitre décisif du processus électoral. Parmi les recalés figure le député de Tiassalé, Assalé Tiemoko, dont le dossier a été invalidé pour défaut de parrainages.
Rebondissement
Mais l’épisode vient de connaître un nouveau rebondissement. En réaction aux propos d’un journaliste qui justifiait son invalidation, Assalé Tiemoko a publié sur sa page Facebook une copie du procès-verbal (PV) de dépôt de sa candidature à la Commission Électorale Indépendante (CEI).
Le 8 septembre, le Conseil constitutionnel avait indiqué que le candidat avait transmis 34 741 parrainages, dont 23 183 validés et 11 558 rejetés. Pourtant, selon le procès-verbal de la CEI dévoilé par l’élu, ce sont en réalité 41 906 parrainages qui ont été déposés.
Ce document officiel, consulté par Linfodrome, détaille la réception des terminaux et registres utilisés pour la collecte, ainsi que le comptage des composants (tablettes, étuis, chargeurs et éjecteurs de cartes SIM).
Le PV précise aussi que chaque étape de la vérification physique et numérique des parrainages, préalable au dépôt du dossier, est effectuée par la CEI et sanctionnée par un document officiel.
« Les sacrifices des gens »
Dans sa publication, Assalé Tiemoko rappelle que le dépôt du dossier ne prend que trente minutes, alors que la vérification des parrainages nécessite entre deux et quatre heures. Pour lui, cette procédure confirme que son dossier avait bel et bien été vérifié et validé par la CEI avant d’être transmis au Conseil constitutionnel.
L’élu de Tiassalé a toutefois reconnu qu’il n’existait aucun recours possible contre la décision de la haute juridiction. « Nous avons pris acte de la décision et sommes passés à autre chose », a-t-il affirmé. Mais il a tenu à dénoncer les propos de certains commentateurs qui, selon lui, « insultent la souffrance et les sacrifices des gens » en remettant en cause la réalité de ses efforts.
Désormais, Assalé Tiemoko entend se tourner vers l’avenir. Il annonce vouloir porter un plaidoyer pour une réforme du système de parrainage, qu’il juge insuffisamment transparent et rigoureux. Son objectif : éviter que d’autres candidats ne se retrouvent confrontés aux mêmes zones d’ombre dans un processus aussi crucial pour la démocratie ivoirienne.


