Ahoua Don Mello, a réagi suite à l’adoption en Conseil des ministres, hier mercredi, de la création d’un fonds souverain stratégique pour le développement de la Côte d’Ivoire.
L’idée de la création de ce fonds était l’une de ses principales promesses de campagne lors de la présidentielle de 2025. S’il n’a pas pu la mettre en place, en raison de sa defaite à l”issue du scrutin, Ahoua Don Mello se rejoui tout de même que celle-ci soit prise en compte par l’exécutif actuel, dans le déploiement du projet de développement du pays.
« Dr. Ahoua Don-Mello salue la création de ce fonds souverain, et se réjouit de ce que sa promesse de rupture avec le libéralisme sans limite soit devenue une nécessité de gestion pour le Parti-Etat », lit-on dans la déclaration signée de son directeur de cabinet. Pour l’ancien cadre du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo, l’adoption de la mise en place de ce fonds souverain est « un bel exemple de la façon dont des idées de l’opposition peuvent finir par s’imposer dans l’agenda de l’État lorsque les réalités économiques convergent ».
Par exemple, le principal danger d’un fonds souverain, surtout lorsqu’il est alimenté par des ressources extractives (Pétrole, Gaz, Or), est qu’il devienne une « caisse noire »
Cependant, l’ancien ministre ivoirien de l’Equipement sous le régime de Laurent Gbagbo, interpelle le gouvernement ivoirien sur certains risques majeurs, notamment de gouvernance, de politisation et d’opacité des investissements. « Par exemple, le principal danger d’un fonds souverain, surtout lorsqu’il est alimenté par des ressources extractives (Pétrole, Gaz, Or), est qu’il devienne une « caisse noire ». Aussi, si les nominations à la tête du FSDI sont purement politiques, les décisions d’investissement risquent de favoriser des projets à visée électorale plutôt que des actifs rentables à long terme », a-t-il alerté.
Afin de transformer le FSDI en moteur de l’autonomie économique ivoirienne, Dr. Ahoua Don Mello propose d’y intégrer les reserves du secteur café-cacao. Pour assurer la crédibilité de ce dispositif, il a insisté sur l’adoption des 24 Principes de Santiago, sanctuarisant ainsi une gouvernance transparente et une gestion dépolitisée, conforme aux meilleures pratiques mondiales.
Par ailleurs, le FSDI ne peut fonctionner en vase clos. Pour attirer les capitaux et moderniser la finance ivoirienne, l’ex-candidat à la présidentielle d’octobre 2025 propose trois leviers essentiels à savoir : une Loi sur les Crypto-actifs, qui permettrait la Tokenisation des ressources, la création d’une Zone Franche Financière (ZFF), et la remise en cause des accords monétaires avec la France pour capter une partie de nos réserves en or et en devises afin d’alimenter le fonds souverain et la relance de la monnaie-eco sur des bases souveraines.
Finances : Pourquoi la Côte d’Ivoire se dote enfin de son propre Fonds Souverain
« En conclusion, le FSDI serait le moteur, mais la Loi Crypto et la ZFF seront les rails indispensables, pour que ce moteur ne tourne pas à vide et ne soit emporté par les incertitudes sur l’avenir de l’euro-dollar », a-t-il conclu.



