Le Conseil des ministres a adopté, ce mercredi 6 mai 2026, une ordonnance portant dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI). Après 25 ans d’existence, l’institution cède la place à une future réforme profonde du système électoral ivoirien.
Faisant l’objet d’une ordonnance de dissolution,, la CEI était depuis un quart de siècle le pilier central de la démocratie ivoirienne, chargée de l’organisation et de la supervision de tous les scrutins nationaux et référendums. Cependant, malgré ses années d’exercice, l’institution n’a cessé d’essuyer des critiques et de faire l’objet de réserves persistantes de la part de divers acteurs politiques et de la société civile.
Le gouvernement justifie cette dissolution par la volonté de tirer les leçons du dernier cycle électoral 2020-2025. L’objectif affiché est clair : tourner la page des contestations pour garantir durablement la tenue de scrutins apaisés en Côte d’Ivoire.
Cette dissolution n’est pas une simple suppression, mais le prélude à une mutation structurelle. Elle ouvre la voie à l’avènement d’un nouveau mécanisme de gestion des élections. Ce futur organe devra répondre à un défi de taille : rassurer l’ensemble de la classe politique et les citoyens ivoiriens sur la transparence et l’impartialité du processus électoral.
Ironie du calendrier, c’est lors de son ultime atelier d’évaluation interne ce 6 mai 2026 que les membres de la CEI ont marqué l’achèvement de leur mission. Ce séminaire de clôture des opérations 2024-2025 restera donc comme l’acte final d’une institution qui aura marqué l’histoire politique contemporaine du pays.
La nouvelle est tombée alors que les membres de l’institution étaient réunis à Assinie, une station balnéaire dans le Sud-est ivoirien, pour un atelier-bilan des opérations électorales 2024 et 2025. La CEI, créée par la loi d’octobre 2001, appartient désormais au passé.
Les regards sont désormais tournés vers le gouvernement pour connaître la forme et la composition de la future institution qui aura la lourde tâche de conduire les prochaines échéances électorales en Côte d’Ivoire.



