04222026Headline:

RCI: Quatre chefs d’accusation retenus contre Antoine Assalé Tiémoko

 

L’ex-député de Tiassalé Assalé Tiémoko a été notifié de quatre chefs d’accusation, dont l’incitation à la révolte, ce mercredi à Abidjan. Son parti dénonce une manœuvre politique et appelle à la mobilisation.

L’issue de l’audition était attendue avec une fébrilité palpable dans la capitale économique ivoirienne. Ce mercredi 22 avril 2026, après plusieurs heures passées dans les bureaux du Service des Enquêtes Générales à la Préfecture de police d’Abidjan, le sort judiciaire d’Assalé Tiémoko Antoine s’est précisé. Le maire de Tiassalé est ressorti de cet interrogatoire avec une notification officielle de poursuites pesant lourdement sur son avenir politique.

Un arsenal de poursuites judiciaires
Le Procureur de la République n’a pas retenu une, mais quatre charges distinctes contre le président du mouvement « Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire » (ADCI). Selon le communiqué publié par son bureau exécutif national en fin de journée, les griefs notifiés à l’élu sont les suivants : trouble à l’ordre public, incitation à la révolte, discrédit sur les institutions de la République et diffusion de fausses nouvelles.

Cette batterie d’accusations fait suite à une période de forte exposition médiatique pour l’ancien journaliste, qui n’a cessé de critiquer la gestion du processus électoral de décembre 2025. Pour la direction de son parti, cette procédure ne doit pas occulter la stature de l’homme.

« Le Citoyen Assalé Tiémoko Antoine, en tant que juriste, en tant que Maire en exercice et en tant qu’acteur politique de premier plan, a toujours exercé ses fonctions dans le strict cadre de la légalité républicaine », martèle le communiqué signé par le Secrétaire Exécutif, Roger Youan.
Une stratégie de défense déjà en place
Malgré la gravité de la situation, l’entourage de l’édile se veut combatif. L’ADCI a immédiatement fait savoir que ces incriminations feraient l’objet d’une contestation vigoureuse par voie légale. Le mouvement insiste sur un point de droit fondamental : la présomption d’innocence.

« La notification des chefs d’accusation dans le cadre d’une procédure préliminaire ne constitue ni une preuve de culpabilité, ni une condamnation », rappelle la direction du parti, invitant ses partisans à ne pas céder à la panique.
Cette offensive judiciaire intervient dans un timing politique particulièrement sensible. Assalé Tiémoko, qui se pose en alternative aux grands blocs traditionnels, prépare sa rentrée politique pour le 2 mai prochain à Tiassalé. Pour ses soutiens, la coïncidence entre ce calendrier et l’activation de la machine judiciaire interroge.

Don Mello apporte son soutien à Assalé Tiémoko, convoqué à la Préfecture de police
Il faut noter que ces chefs d’accusation font écho aux récentes polémiques nées sur les réseaux sociaux, où des cyber-activistes proches du pouvoir accusaient l’élu de velléités de déstabilisation. En réponse, l’ADCI appelle ses militants à garder leur « sérénité » et leur « lucidité », tout en restant mobilisés.

Le mouvement refuse toute « instrumentalisation de cet épisode judiciaire à des fins de déstabilisation politique » et assure qu’une veille permanente est instaurée pour suivre l’évolution de l’affaire.

Ni les autorités judiciaires ni l’entourage de l’élu n’ont encore formellement confirmé si Assalé Tiémoko a pu regagner son domicile ou s’il est retenu pour les besoins de l’enquête.

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