Alors que les réseaux sociaux s’enflammaient ces derniers jours autour de rumeurs persistantes et malveillantes, le chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara, a repris le cours normal de son agenda régalien. Entre conseils des ministres et audiences diplomatiques de haut niveau, le « Brave Tchè » s’oppose au travail à la désinformation.
C’est un Alassane Ouattara souriant et visiblement en pleine possession de ses moyens qui a reçu, le mardi 14 avril 2026, au Palais de la Présidence Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de la Francophonie, présente à Abidjan pour l’ouverture de la 14e édition du Marché des Arts du Spectacle Africain (MASA).
L’ambiance, immortalisée par les services de communication de la présidence, était visiblement étendue et studieuse. Entouré de ses proches collaborateurs, le président Ouattara est apparu souriant et alerté, affichant une mine qui contraste radicalement avec les scénarios catastrophiques distillés sur le web.
Campagne de désinformation
Au cœur des échanges, les deux personnalités ont abordé « la coopération entre la Côte d’Ivoire et l’OIF ainsi que les préparatifs du prochain Sommet des Chefs d’État prévu en novembre au Cambodge », indique la Présidence sur Facebook.
Ils ont également fait le tour d’horizon des crises qui secouent actuellement le continent africain et le reste du monde. Cette audience n’était pas qu’une simple formalité diplomatique, elle a agi comme une preuve par l’image de la vitalité du président, balayant d’un revers de main les théories de vacance du pouvoir.
Ce démenti par les faits intervient après une campagne de désinformation particulièrement agressive. En ce mois d’avril 2026, les rumeurs concernant le décès ou l’incapacité d’Alassane Ouattara se multiplient, alimentées par son récent séjour privé en France du 18 au 28 mars et s’appuient cyniquement sur l’âge du président, âgé de 84 ans.
Pourtant, dès son retour à Abidjan, le président avait repris ses quartiers en présidant un Conseil des ministres marathon le mercredi 1er avril. Durant cette séance, des dossiers cruciaux sur la fiscalité et les droits des personnes handicapées avaient été examinés, marquant ainsi une continuité sans faille de l’action gouvernementale.
Une mécanique bien rodée
Cette nouvelle vague de spéculations s’inscrit dans un phénomène extrêmement récurrent qui revient de manière cyclique depuis de nombreuses années. Des épisodes similaires de “fake news” ont été documentés dès 2009, puis de façon plus régulière en 2020, 2024 et 2025.
Les procédés de manipulation restent constants, s’appuyant souvent sur de fausses captures d’écran imitant des médias internationaux crédibles comme France 24 ou RFI. À cela s’ajoute le recyclage d’anciennes vidéos montrant une fatigue passagère datant de plusieurs années, désormais couplée à l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle.
Face à ce harcèlement numérique, l’audience accordée à Louise Mushikiwabo ce mardi sonne comme la réponse la plus cinglante du palais : celle de la présence et de l’action.




