
Depuis plusieurs années, les sels d’aluminium utilisés dans de nombreux anti-transpirants sont pointus du doigt. La principale cause est leur capacité à pénétrer facilement la peau et à s’accumuler dans les tissus mammaires. Plusieurs études ont soulevé l’hypothèse d’un lien possible avec le cancer du sein, sans parvenir à trancher de manière définitive.
Comment le reconnaître ?
Le sel d’aluminium peut apparaître sous différents noms: Chlorhydrate d’aluminium, Pentachlorohydrate d’aluminium et de zirconium, Chlorure d’aluminium Chlorydrex d’aluminium, Sesquichlorhydrate d’aluminium.
Des soupçons, mais aucune preuve formelle
Les sels d’aluminium sont utilisés dans les anti-transpirants pour bloquer temporairement les glandes sudoripares. Or, ces produits sont souvent appliqués près de la région mammaire. Certains chercheurs ont observé une concentration d’aluminium plus élevée dans les tissus du sein, précisément dans le quadrant supérieur externe, là où les cancers du sein sont les plus fréquents.
Ces observations ont nourri des hypothèses selon lesquelles l’aluminium, en se comportant comme un perturbateur endocrinien pourrait, favoriser des mutations cellulaires. Toutefois, à ce jour, aucune étude n’a prouvé de lien causal direct entre l’utilisation de déodorants contenant de l’aluminium et l’apparition d’un cancer du sein. Les agences sanitaires comme l’ANSES en France, l’EFSA dans la région Europe ou encore l’American Cancer Society appellent à la prudence mais n’ont pas émis d’interdiction.
Le principe de précaution diviser
Certaines associations de santé publique recommandent d’éviter l’application d’antitranspirants après le rasage pour limiter la pénétration de l’aluminium. C’est le moment où la peau est plus vulnérable. Des marques proposent désormais des déodorants sans sels d’aluminium, misant sur des formules naturelles à base de bicarbonate, d’huiles essentielles ou de minérales.
Mais attention !! naturel ne veut pas toujours dire sans risque. Certaines substances naturelles peuvent également provoquer des irritations ou des allergies. Le choix d’un déodorant doit donc être éclairé, en tenant compte de sa tolérance cutanée, de ses données médicales et de ses préférences personnelles.
Si le lien entre sels d’aluminium et cancer du sein reste à l’étude, aucun consensus scientifique ne permet aujourd’hui de l’affirmer. Par précaution, il peut être judicieux de limiter leur utilisation, surtout en cas de peau lésée. Mais se protéger efficacement de la transpiration reste aussi une question de confort et de qualité de vie. Comme toujours, c’est l’équilibre entre information et bon sens ici premier.


