05262022Headline:

Carlos Ghosn règles ses comptes avec Renault et Bruno le maire

Plus de deux ans après son évasion du Japon, l’ancien dirigeant du groupe Renault-Nissan a tenu à régler ses comptes, au cours d’une interview accordée au Parisien.

«La seule chose aujourd’hui qui m’importe, c’est de raconter mon histoire (…) On a tellement essayé de manipuler l’opinion autour de ce que j’ai fait et de ce que je suis, qu’il est important que je rétablisse mon image», a raconté au Parisien l’ex-homme d’affaires.

Depuis sa rocambolesque évasion du Japon le 29 décembre 2019, caché dans une malle, Carlos Ghosn, accusé de malversations financières, est désormais réfugié à Beyrouth, au Liban.

S’il reconnaît au Japon des «côtés très sombres», dont «la face la plus noire reste son système judiciaire», l’ancien magnat de l’automobile nourrit également une rancœur envers le gouvernement français, qui selon lui l’a abandonné. Et aucune difficulté pour désigner le coupable : le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a été «celui qui s’est manifesté de la manière la plus hostile», en ordonnant notamment un contrôle fiscal, a affirmé Carlos Ghosn.

D’après l’homme de 67 ans, le ministre aurait même donné des directives visant à le lâcher, à des membres du conseil d’administration de Renault.
Celui qui donne aujourd’hui la priorité à sa relation avec sa femme et ses enfants n’a également pas hésité à critiquer son ancien groupe. Alors que les ventes de Renault sont en baisse constante depuis trois ans, Carlos Ghosn a nié toute responsabilité. «J’ai fait la croissance de Renault, j’ai obtenu des résultats exceptionnels et aujourd’hui, certains ont l’indécence de dire que les résultats minables (…), c’est à cause de moi ?!» a-t-il vivement déclaré, avant d’ajouter que «Renault n’est plus que l’ombre de lui-même».

L’ancien patron du CAC 40, qui a toujours crié au complot, espère pouvoir un jour défendre son cas devant la justice française.

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