04202026Headline:

Casiers judiciaires et certificats de nationalité en ligne : voici les 16 nouvelles villes connectées


C’est une petite révolution qui s’accélère dans les couloirs des tribunaux ivoiriens. Le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a officiellement intégré seize nouvelles localités à la plateforme de dématérialisation des actes judiciaires, le lundi 20 avril 2026. Un maillage territorial sans précédent.

Désormais, la distance géographique n’est plus un obstacle pour l’obtention de documents administratifs essentiels. Aux pôles pionniers de Dabou et Yopougon, s’ajoute une liste impressionnante de tribunaux répartis sur tout le territoire.

Les usagers originaires ou résidents de Bingerville, Abengourou, Bondoukou, Bouna, Toumodi, Dimbokro, Bongouanou, Katiola, Boundiali, Odienné, Bouaflé, Séguéla, Touba, M’Bahiakro, Daloa et Man peuvent désormais effectuer leurs formalités en quelques clics.

Des indicateurs de performance qui rassurent
Au total, ce sont vingt juridictions qui sont désormais interconnectées sur le portail e-justice.ci. Pour le citoyen, c’est la fin des longs voyages vers sa ville de naissance pour obtenir un certificat de nationalité ou un casier judiciaire.

Le déploiement de cet outil, soutenu par les partenaires techniques ONECI et ASERNOM, affiche des résultats concrets depuis son amorçage en janvier 2025.

 

Plus de 2 millions d’actes ont déjà été générés numériquement. 80 % des requêtes sont traitées en moins de 72 heures. On note aussi une réduction spectaculaire de 57 % du délai moyen de délivrance.

Cette prouesse technologique a d’ailleurs permis au Ministère de la Justice de décrocher le prix international « IA for Good » en 2026, distinguant le projet numérique public ayant le plus fort impact social.

« Une réalité irréversible »
Lors de la cérémonie de ce lundi 20 avril 2026, le Ministre Jean Sansan Kambilé a insisté sur la pérennité de cette réforme. Pour le garde des Sceaux, la modernisation est un chemin sans retour.

« La justice numérique n’est plus une perspective ; elle est désormais une réalité irréversible de la Justice ivoirienne », a-t-il martelé devant un parterre de magistrats et de chefs de cours.

Le ministre a toutefois rappelé que la machine ne doit pas occulter la vigilance humaine. Il a exhorté les responsables des nouvelles juridictions connectées à garantir une fiabilité totale des données et à maintenir une stricte égalité de traitement pour chaque usager.

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