Le colloque international de la Fondation CAP’ Afrique se tient du 15 au 17 juillet 2025, à l’ISTC d’Abidjan-Cocody.
Du 15 au 17 juillet 2025, l’Institut des Sciences et Techniques de la Communication (ISTC) polytechnique d’Abidjan, sis à Cocody , accueille un événement intellectuel majeur : le colloque international de la Fondation CAP’ Afrique. Sous le thème évocateur « Repenser l’Afrique », cette rencontre de haut niveau vise à engager une réflexion multidisciplinaire pour tracer une voie nouvelle pour le continent.
Plusieurs experts attendus
À l’initiative de la Fondation CAP’ Africa, cet événement réunira des universitaires, des chercheurs, des experts de renommée, ainsi que des représentants d’institutions internationales, parmi lesquels figure la Banque africaine de développement ( BAD ). Pendant trois jours, ces penseurs et praticiens venus d’horizons divers échangeront autour de panels, conférences et communications sur les défis, les freins, mais aussi les opportunités d’une Afrique en quête d’un renouveau stratégique, culturel et politique.
Selon le professeur Philippe Ibitowa, président de la Fondation organisatrice, ce colloque n’est pas simplement un rassemblement académique. Il est conçu comme un appel à l’audace intellectuelle et à la rupture avec les modèles hérités ou imposés.
Il nous faudra refuser les schémas typés et stéréotypés, qui pendant longtemps ont alourdi ou retardé le progrès de notre cher continent, en l’enfermant dans une image d’attente ou de dépendance.
« Il nous faudra refuser les schémas typés et stéréotypés, qui pendant longtemps ont alourdi ou retardé le progrès et le développement de notre cher continent, en l’enfermant dans une image d’attente ou de dépendance », a-t-il déclaré. Pour lui, « repenser l’Afrique » signifie d’abord se réapproprier son histoire, ses références, et oser inventer de nouvelles manières d’être au monde.
Placé sous le parrainage du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, le colloque ambitionne d’être un carrefour d’idées, d’expériences et de visions. En croisant les disciplines – des sciences sociales à la technologie, de l’économie à la culture – les échanges devraient permettre de corriger certaines distorsions historiques, de restaurer des vérités souvent tues, et surtout, de redonner aux Africains la parole et la capacité de décider de leur avenir.
Bâtir des réponses ancrées dans les réalités du continent
La démarche s’inscrit dans une dynamique panafricaine de libération intellectuelle et de souveraineté conceptuelle. Il ne s’agit plus seulement d’imiter des modèles exogènes, mais de bâtir des réponses ancrées dans les réalités du continent. Pour la Fondation CAP’ Africa, ce colloque marque ainsi une étape importante dans la construction d’un narratif africain autonome, ambitieux et rassembleur.
Le rendez-vous d’Abidjan se veut donc bien plus qu’un colloque : un acte fondateur, une tribune d’expression libre et un creuset de transformation. Au sortir de ces trois jours de réflexion, l’espoir est de voir naître des propositions concrètes, capables d’alimenter les politiques publiques, les initiatives citoyennes et les projets de développement durable sur le continent africain.



