Les ressources mobilisées en 2026 pour la gestion des aires protégées sont chiffrées à environ 20 milliards de francs CFA, a révélé lundi 04 mai 2026, à Abidjan, le directeur général de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), le conservateur général Adama Tondossama, lors de la visite des locaux de son institution par le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, dans le cadre de sa tournée au sein des structures sous tutelle.
Les quote-parts de contribution des parties prenantes, a souligné Général Tondossama, sont de 8,1% pour la Fondation pour les parcs et réserves, 17,8% pour la coopération française via le Contrat de désendettement et de développement (C2D), 28,3% pour la coopération financière allemande et 5,1% pour le secteur privé dont des chocolatiers. Un progrès majeur à saluer quand, seulement d’un parc soutenu en 2004, 15 parcs et réserves bénéficient aujourd’hui d’appuis financiers.
Le DG de l’OIPR est revenu sur les performances de l’institution, notamment l’obtention du deuxième Prix d’Excellence de la meilleure administration publique en 2016. Il a également mis en avant l’expansion du réseau d’aires protégées, passé de 14 à 19 parcs nationaux et réserves depuis 2002. « Ces aires protégées constituent aujourd’hui un patrimoine naturel d’une valeur inestimable pour les générations présentes et futures », a-t-il souligné, insistant sur leur importance écologique et stratégique.
Sur le plan opérationnel, l’OIPR s’appuie sur environ 600 agents répartis dans six directions de zone. Ces équipes assurent la gestion quotidienne des aires protégées à travers plusieurs fonctions clés, notamment la surveillance, les aménagements, le suivi écologique, la valorisation touristique et les actions en faveur des populations riveraines.
Malgré ces avancées, le directeur a relevé certains défis à savoir développer le potentiel touristique de plusieurs aires protégées, en réalisant les investissements d’aménagement et d’équipement nécessaires pour valoriser leurs richesses naturelles et générer des ressources propres. finaliser le Projet d’investissements publics portant sur l’équipement du futur siège de l’OIPR, pour lequel les coopérations française et allemande ont d’ores et déjà donné leur accord de cofinancement, et enfin la « bienveillante » implication du ministre dans la mobilisation des ressources complémentaires nécessaires pour combler le gap de financement en vue d’assurer la viabilité financière du Programme Cadre de Gestion — 2e génération.
« L’atteinte de ces objectifs conditionnera notre capacité à maintenir les acquis et à amplifier les impacts de la conservation de la biodiversité sur le développement économique de la Côte d’Ivoire, en général et en particulier, des populations qui vivent autour de ces aires protégées. (…) Je voudrais solennellement vous rassurer de la disponibilité totale du personnel de l’OIPR à assurer la mise en œuvre de vos orientations et instructions pour la gestion efficiente de nos aires protégées », a-t-il confié au ministre Abou Bamba.
Créé en 2002, l’OIPR a pour objectif, entre autres, de préserver et de valoriser un échantillon représentatif de la diversité biologique nationale et maintenir les processus écologiques dans les aires protégées de façon durable. Il a pour mission la gestion du patrimoine foncier, l’exercice de la police administrative, l’exercice de la police judiciaire, la mise en œuvre d’une politique de gestion durable des parcs et réserves.



