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Côte d’Ivoire/ Incivisme routier : Un agent de la justice relevé de ses fonctions

Le ministre de la Justice, Jean Sansan Kambilé, a relevé de ses fonctions un agent de son département après un acte d’incivisme routier constaté le 21 avril 2026 à Marcory Résidentiel, en violation des règles encadrant l’usage des véhicules administratifs.

La lutte contre l’incivisme routier s’intensifie en Côte d’Ivoire, y compris au sein de l’administration publique. Face à la persistance de comportements à risque sur les routes, les autorités entendent désormais appliquer des sanctions exemplaires. Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme vient ainsi de poser un acte fort pour rappeler à l’ordre ses agents et réaffirmer l’exigence de discipline dans l’utilisation des biens de l’État.

Une sanction immédiate après un acte d’incivisme
Dans une note d’information adressée aux responsables de l’appareil judiciaire et administratif, le ministre Jean Sansan Kambilé a annoncé avoir relevé de ses fonctions un employé du ministère, auteur d’une infraction routière grave. Les faits se sont produits le mardi 21 avril 2026 à Marcory Résidentiel, où l’agent en question a été surpris en train de circuler en contresens à bord d’un véhicule administratif. Un comportement jugé inacceptable, d’autant plus qu’il met en danger la vie des usagers et porte atteinte à l’image de l’administration publique. La décision de sanction a été prise immédiatement, traduisant la volonté du ministre de ne tolérer aucun écart en matière de respect du code de la route, surtout lorsqu’il s’agit d’agents de l’État.

Nul n’est au-dessus des règles, et encore moins ceux qui sont censés incarner l’autorité de l’État
Cette mesure intervient dans un contexte où le ministre avait déjà tiré la sonnette d’alarme. Dans une précédente note en date du 23 février 2026, il avait appelé l’ensemble des utilisateurs de véhicules administratifs à se conformer strictement aux règles en vigueur. Il s’agissait notamment du respect des dispositions du décret n°2016-864 du 3 novembre 2016, qui encadre l’usage des voies routières ouvertes à la circulation publique. Ce texte impose aux conducteurs, y compris ceux de l’administration, de respecter les règles de sécurité routière au même titre que tous les citoyens. Malgré cet avertissement, certains comportements déviants ont persisté, conduisant aujourd’hui à une réaction ferme de la hiérarchie.

Une exigence d’exemplarité pour les agents publics
Au-delà du cas individuel, cette décision traduit une exigence plus large : celle de l’exemplarité des agents de l’État. En effet, les véhicules administratifs, symboles de l’autorité publique, doivent être utilisés avec rigueur et responsabilité. Le ministre a ainsi réitéré son appel à un usage responsable de ces moyens logistiques, insistant sur le fait que tout manquement aux règles expose son auteur à des sanctions disciplinaires. Cette posture vise à instaurer une culture de discipline au sein de l’administration, mais aussi à contribuer à la réduction de l’incivisme routier, un phénomène récurrent dans les grandes villes ivoiriennes. La sanction infligée à cet agent s’inscrit dans une dynamique plus globale de lutte contre les comportements dangereux sur la route. En Côte d’Ivoire, les autorités multiplient les actions de sensibilisation et de répression pour améliorer la sécurité routière.


Des cas similaires d’incivisme impliquant des véhicules administratifs ont déjà été signalés en Côte d’Ivoire. À Abidjan notamment, certains conducteurs ont été épinglés pour des infractions telles que la circulation en contresens, l’usage inapproprié de gyrophares ou l’utilisation de véhicules de service à des fins personnelles. Dans plusieurs situations, des sanctions administratives ont été prises après identification des agents concernés. Les contrôles menés par la Police nationale de Côte d’Ivoire ont également permis de relever des manquements impliquant des agents publics, confirmant que ces comportements, bien que récurrents, font l’objet d’une attention croissante de la part des autorités. En sanctionnant un agent de son propre ministère, Jean Sansan Kambilé envoie un message clair : nul n’est au-dessus des règles, et encore moins ceux qui sont censés incarner l’autorité de l’État. Avec cette décision, le ministère de la Justice affiche sa détermination à faire respecter la loi, y compris en interne. Ce rappel à l’ordre pourrait contribuer à renforcer la discipline au sein de l’administration et à promouvoir un comportement responsable sur les routes. Une démarche qui s’inscrit dans l’objectif plus large de protection des usagers et de préservation de l’image des institutions publiques.

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