05242022Headline:

Côte d’Ivoire: Le « jésus baoulé », libéré et placé sous contrôle judiciaire

N’guessan Kouamé Joachim, plus connu sur le nom du « Jésus baoulé » a été libéré le mercredi 27 avril 2022, après plus de trois semaines de détention, apprend-on de sources proches de l’Eglise Patmos.

Le guide de l’Eglise Patmos de Dieudonné arrêté le 31 mars dernier a été libéré et placé sous contrôle judiciaire, apprend-on de sources proches de son église. N’guessan Kouamé Joachim dit le “jésus baoulé” avait été arrêté le 31 mars dernier après une plainte déposée par un collectif de pasteurs ivoirien.

Il lui est reproché des faits présumés de troubles à l’ordre public, selon l’un de ses proches, joint début avril par Linfodrome. « On lui reproche des choses qui relèvent plutôt de la croyance en disant que c’est trouble à l’ordre public, du fait que des gens avaient des convictions religieuses avec des dogmes qui sont figées depuis bien longtemps et que le « seigneur » veut les troubler dans leur conscience , dans leur foi », nous a-t-il confié.

Nous sommes certes titillés par la douleur que suscite cette arrestation, mais nous ne sommes pas abattus
Malgré cette arrestation qu’ils n’ont jamais cessé de qualifier d’injustifié, les fidèles de l’église Patmos de Dieudonné sont resté confiant dans le fait que leur leader, fils du Dieu de Nahomie, sortirait de prison le plus tôt possible. « Nous sommes certes titillés par la douleur que suscite cette arrestation, mais nous ne sommes pas abattus », confie l’un des responsables de l’église, rencontrée le jour de la célébration de la Pâques à Yopougon.

Précisant que « notre seigneur Jésus » avait déjà prédit son arrestation avant que celle-ci n’interviennent le 31 mars 2022. Arrêté le jeudi 31 mars, le « jésus baoulé » a été tout d’abord conduit au commissariat du 16e arrondissement de Yopougon, ensuite à la sûreté, puis à la police judiciaire avant d’être placé sous mandat de dépôt peu avant après avoir été présenté à un juge. Son arrestation a été perçue comme une grave injustice au sein de l’opinion publique ivoirienne.

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