04242026Headline:

Côte d’Ivoire: Plus de 4 500 bouteilles de gaz butane saisies à Daloa dans la lutte contre le transvasement illégal

Une vaste opération menée par la Direction générale des hydrocarbures (DGH) le 17 janvier 2026 en collaboration avec l’Unité de Lutte contre la Criminalité Transnationale Organisée (ULCTO), a permis la saisie de plus de 4 500 bouteilles de gaz butane et le démantèlement d’une vingtaine de machines clandestines à Daloa, dans le Haut-Sassandra.

Après Yamoussoukro, les autorités ivoiriennes intensifient leur offensive contre l’utilisation illégale du gaz butane. À Daloa, cette pratique dangereuse et répandue a été frappée de plein fouet par une opération musclée, traduisant la volonté de l’État de protéger les populations et de sécuriser le secteur énergétique.

Un trafic clandestin qui expose les populations à des risques d’explosion et fragilise l’économie nationale
Le transvasement illégal du gaz butane ne se limite pas à une simple infraction administrative. Il constitue une menace directe pour la sécurité des citoyens, particulièrement dans les quartiers densément peuplés où une seule étincelle peut suffire à provoquer un drame aux conséquences irréversibles. Les bouteilles manipulées sans respect des normes de sécurité deviennent de véritables bombes à retardement. Plus grave encore, le gaz butane, destiné exclusivement à l’usage domestique, est de plus en plus détourné pour alimenter des véhicules, aussi bien des taxis communaux que des voitures privées. Cette dérive alimente des circuits parallèles qui échappent au contrôle de l’État, privent l’économie nationale de ressources fiscales et fragilisent la sécurité publique. L’opération de Daloa met ainsi en lumière l’ampleur d’un phénomène qui, au-delà du danger immédiat, mine la confiance dans la régulation énergétique et accentue les vulnérabilités sociales.

Une riposte énergique des autorités pour mettre fin à un fléau aux conséquences irréversibles
Face à cette menace grandissante, la Direction générale des hydrocarbures, épaulée par l’ULCTO, a décidé de durcir le ton. L’opération de Daloa, avec plus de 4 500 bouteilles saisies et une vingtaine de machines illégales démantelées, illustre la fermeté des autorités dans leur volonté de mettre fin à ce trafic. Désormais, toute personne impliquée dans le transvasement clandestin du gaz butane s’expose à de lourdes sanctions pénales, incluant des peines de prison. Le message est clair aucune complaisance ne sera tolérée. Cette riposte traduit une stratégie nationale visant à sécuriser le secteur énergétique, protéger les populations et restaurer l’autorité de l’État face aux réseaux illégaux. Elle marque une étape décisive dans la lutte contre un fléau qui menace non seulement la sécurité des ménages, mais aussi la stabilité économique et sociale du pays.

« Le transvasement clandestin du gaz butane est une bombe à retardement. Notre mission est de protéger les populations et de sécuriser le secteur », a déclaré une source proche de la Direction générale des hydrocarbures.

Avec plus de 4 500 bouteilles saisies en une seule journée, l’opération de Daloa démontre la détermination des autorités à endiguer l’utilisation illégale du gaz butane. Mais elle rappelle aussi que la vigilance doit rester permanente pour éviter que ce fléau ne continue de mettre en péril la sécurité des Ivoiriens et l’équilibre économique national.

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