Un grave incident de violence scolaire a profondément choqué la communauté éducative de Divo. Le mercredi 14 janvier 2026, au Lycée Alphonse Assamoi, un enseignant a été physiquement agressé par certains de ses propres élèves, dans des circonstances qui soulèvent de sérieuses inquiétudes sur la sécurité des personnels éducatifs dans les établissements secondaires.
La victime, M. Kadjo René Richard, professeur d’espagnol, est unanimement reconnue par ses collègues pour son professionnalisme, sa rigueur pédagogique et son sens élevé du devoir. Rien, selon ses proches et collaborateurs, ne laissait présager qu’il puisse être la cible d’une telle brutalité au sein même de son lieu de travail.
Les faits
Les faits se sont déroulés au Lycée Alphonse Assamoi de Divo alors que l’enseignant assurait la surveillance d’un devoir en classe de 2nde A3. Initialement programmé de 10h à 12h, le devoir a finalement été décalé de 11h à 13h en raison de l’indisponibilité des salles de classe. Au cours de l’épreuve, deux élèves ont été surpris en flagrant délit de fraude, en utilisant leurs téléphones portables , en violation du règlement intérieur de l’établissement.
Conformément aux textes en vigueur, le professeur Kadjo René Richard procède à la confiscation des appareils. Une décision pédagogique banale, mais qui va malheureusement déclencher une série d’événements d’une gravité extrême. À la fin du devoir, alors qu’il quitte la salle de classe, l’enseignant est interpellé par un groupe d’élèves, parmi lesquels figurent les deux auteurs de la fraude. Ces derniers lui barrent le passage et exigent la restitution immédiate de leurs téléphones.
Le professeur leur explique que les objets confisqués seront remis à l’Adjoint au Chef d’Établissement (ACE), seul habilité à apprécier les faits et à décider des sanctions disciplinaires.
Faisant preuve de calme et de retenue, le professeur leur explique que les objets confisqués seront remis à l’Adjoint au Chef d’Établissement (ACE), seul habilité à apprécier les faits et à décider des sanctions disciplinaires. Il parvient à se dégager et se rend vers les services administratifs. Mais constatant l’absence de l’ACE à son bureau, il change de direction.
C’est alors que le même groupe d’élèves revient à la charge, cette fois avec deux individus particulièrement agressifs. Ces derniers lui font un croc-en-jambe, le tirent violemment en arrière et le projettent au sol. En infériorité numérique, le professeur Kadjo René Richard est roué de coups de poing et de pied, tandis que ses agresseurs essayaient de lui faire les poches pour récupérer les téléphones saisis.
L’enseignant sauvé par un groupe d’élèves
L’enseignant doit son salut à l’intervention courageuse de certains élèves de la 2e A3, qui l’aident à se relever et à récupérer les copies de devoir éparpillées au sol. Profondément choqué, il se rend ensuite au bureau du seul responsable administratif encore présent, M. N’Gbésso Kouassi Nickaulas, à qui il remet les téléphones confisqués, l’identité de leurs propriétaires ainsi qu’un compte rendu détaillé de l’agression.
Cependant, 72 heures après les faits, aucune décision concrète n’aurait été prise par l’administration, suscitant une vive indignation au sein du corps enseignant. Estimant qu’il s’agit d’une atteinte grave à la dignité et à la sécurité des enseignants, les syndicats du secondaire réunis en collectif ont tenu une réunion de crise.
À l’issue de cette rencontre, ils ont décidé d’observer un arrêt de travail de 48 heures, exigeant notamment l’exclusion immédiate des élèves impliqués et l’adoption de mesures fermes pour prévenir et sanctionner toute violence en milieu scolaire. Cette grève, qui a touché les quatre établissements secondaires de la ville de Divo les lundi 19 et mardi 20 janvier 2026, pourrait être reconduite si des réponses jugées satisfaisantes ne sont pas approuvées par les autorités compétentes.




