04242026Headline:

Doctorat en Criminologie Romaric Dessoa valide sa soutenance de thèse unique avec la mention « très honorable »

Romaric Dessoa, secrétaire administratif de l’École doctorale Sociétés, communication, arts, lettres et langues (Scall), est désormais Docteur (Dr) en Criminologie, option psychologie criminelle.

En effet, il validé sa soutenance de thèse unique de Doctorat, avec la mention « Très honorable », face un jury composé d’experts, et présidé par Pr AzohFrançois Joseph.

Cette soutenance de thèse unique de Doctorat sur le thème : « Représentations sociales et pratiques de consommation des médicaments de la rue des populations d’Adjamé et de Cocody (Abidjan) », a eu lieu le mardi 25 novembre 2025 au sein du département de Criminologie, à l’Université Félix Houphouët-Boigny (Ufhb), à Abidjan-Cocody.Romaric Dessoa a bénéficié, pour cette thèse unique de Doctorat, de l’encadrement de Pr Koudou Opadou.

Le problème fondamental de cette thèse unique de Doctorat soutenue, avec brio, porte sur l’analyse de la permanence des pratiques de consommation des médicaments de la rue et de la méconnaissance des contenus des représentations sociales qui légitiment ou non, le recours à ces produits pharmaceutiques. Dr Romaric Dessoa a expliqué que les représentations sociales sont des idées, croyances, valeurs et opinions partagées par un groupe ou une société à propos d’un sujet de la société, dans le cas d’espèces les médicaments de la rue et les pratiques de consommation. « Il ne s’agit pas de faits objectifs mais la vision commune qui influence la façon dont les gens perçoivent et interprètent la réalité », a-t-il précisé.

Le spécialiste en psychologie criminelle a fait savoir que l’expression « pratiques de consommation » renvoie à un type de comportement routinisé quiconsiste en plusieurs éléments interconnectés entre eux : des formes d’activités corporelles ; mentales, des choses et des usages, des connaissances de base constituées de compréhension, savoir-faire, états émotionnels et motivations. « En clair, c’est l’ensemble des modes d’usage habituels des médicaments de la rue par la population du district d’Abidjan », a-t-il fait comprendre.

Le désormais Docteur en Criminologie a indiqué que le médicament, selon l’Union européenne (Directive 2001/83/CE), c’est toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales… il a ajouté que c’est tout produit pouvant être administré en vue d’établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier les fonctions physiologiques.

Au sujet des résultats obtenus à l’issue de sa recherche doctorale, Romaric Dessoa a révélé que les médicaments de la rue sont perçus par les populations enquêtées comme une solution de santé peu coûteuse, particulièrement prisée par les personnes au pouvoir d’achat limité. Il a souligné que l’analyse des discours recueillis révèle qu’ils sont majoritairement définis comme des produits falsifiés, périmés, non homologués ou détournés de leur usage, donc potentiellement dangereux. Autre élément à retenir, le spécialiste en psychologie criminelle a signifié que la lutte contre les médicaments de la rue présente un caractère ambivalent : bien que leur vente soit officiellement interdite et condamnée, leur présence reste omniprésente dans la vie quotidienne, révélant un décalage entre la répression affichée et la réalité des pratiques.

M. Dessoa propose, en termes de recommandations, de « démystifier les croyances sur l’efficacité des médicaments de la rue via des campagnes médiatiques utilisant des témoignages ; créer des pharmacies communautaires dans les quartiers précaires avec des médicaments génériques à bas prix pour concurrencer directement le marché informel », entre autres solutions. Pour lui, il faut également « intégrer l’éducation sanitaire dans les curricula scolaires en enseignant comment identifier un médicament officiel (emballage, date de péremption) ».

What Next?

Recent Articles