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Don de sang à l’INJS : La jeunesse au secours des stocks nationaux

Le Hall de la Direction de l’Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS) à Marcory a accueilli, ce samedi 25 avril, une importante opération de don de sang. Initiée par le Lions Club Abidjan Akora en collaboration avec le Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS), cette journée de visite a mobilisé la jeunesse face à la pénurie de produits sanguins en Côte d’Ivoire.

Car les besoins sont immenses. Avec une nécessité d’au moins 30 000 unités par mois, la Côte d’Ivoire fait encore face à un déficit qui peut atteindre 40 % par rapport aux besoins réels. Ce sang est pourtant le dernier rempart pour les urgences, les femmes enceintes ou les enfants drépanocytaires. Pour éviter les décès par manque de produits sanguins, le CNTS vise la barre des 330 000 poches cette année.

C’est pour répondre à cette urgence que Mélodie Aissi Nebout, présidente du club organisateur, a mobilisé ses membres à l’INJS. « On a entendu le cri de cœur, on a compris que la banque de sang avait besoin de nous. Nous avons décidé d’épauler le CNTS car il y a un véritable travail de sensibilisation à faire. Donner son sang est un acte citoyen », explique-t-elle.

En signe de transmission, le Lions Club Abidjan Akoben , club parrain, a soutenu son filleul à travers une délégation conduite par sa présidente Gabrielle Enou, accompagnée de Justine Tayou Diouf et Geneviève Dagry-Ackah (Équipe mondiale service).

La solidarité au bout de l’aiguille
Le choix du site ne doit rien au hasard. L’INJS, avec ses milliers d’étudiants sportifs, constitue une cible idéale. « C’est une niche. Ce sont des sportifs, ils sont vigoureux et en apparence en bonne santé », explique Justine Tayou Diouf, vice-présidente du club parrain et guide certifiée.

Pour elle, sensibiliser la jeunesse est « une urgence sanitaire », car comme elle le rappelle, « nous sommes tous des malades en sursis. »

« Le don de sang est une urgence sanitaire. Le CNTS indique qu’il n’y a pas assez de donneurs. Il est crucial de passer l’information au sein de cet établissement pour sauver des vies ailleurs », rappelle-t-elle.
Pour les donneurs présents ce samedi, l’engagement est avant tout humain. Guy André, un habitué de la pratique, ne cache pas sa motivation.

« O n le fait parce qu’en Côte d’Ivoire, il y a un grand déficit, indique-t-il. Plusieurs personnes meurent à cause de ce manque. Aujourd’hui, c’est nous qui donnons, mais demain nous serons dans le besoin », confie celui pour qui « 15 minutes de ton temps permettent de sauver trois vies. »

Cet appel a également convaincu des nouveaux donneurs, comme Ekra Alex, étudiant en licence 2. Malgré quelques appréhensions au départ, il a franchi le pas pour la première fois. « Je voulais aider les familles. L’expérience n’a pas été compliquée, tout s’est bien passé », témoigne le jeune homme.

Une mobilisation encourageante
Aux alentours de 11 heures, le bilan à la mi-journée était déjà positif avec plus de quarante poches de sang rassembler. L’objectif de cinquante unités, fixé initialement par les organisateurs, semblait en passe d’être largement dépassé.

Au-delà de la collection du jour, l’enjeu reste la régularité. Le CNTS préconise en effet un don tous les trois mois pour maintenir des stocks stables. Les responsables de cette journée ont d’ailleurs émis le souhait de renouveler l’opération fréquemment afin que ce geste devienne une habitude ancrée dans le quotidien des citoyens. Car comme le rappelle le slogan de l’activité, une seule poche de sang est un espoir concret pour trois patients en attente de soins.

 

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