04242026Headline:

Ebimpé : Des propriétaires terriens en colère appellent l’État à un dialogue transparent

Un profond sentiment d’injustice s’est exprimé ce week-end à Ebimpé, où les propriétaires terriens ont organisé un sit-in inédit sur le chantier des nouveaux bâtiments d’Alliances-CI.

Pacifique mais déterminée, la manifestation a entraîné l’arrêt total des travaux et mis en lumière un malaise longtemps resté silencieux.

Au cœur de la contestation : les droits coutumiers, ces compensations dues aux familles détentrices des terres. Selon le Collectif, la majorité d’entre elles n’a jamais reçu l’intégralité des montants promis, malgré plus de dix ans d’attente.

Sur le site, l’émotion était palpable. « Ce sont les terres de nos ancêtres… Nous voulons juste ce qui nous revient », confie une propriétaire, la voix brisée.

Alliances-CI assure pourtant avoir versé la totalité des compensations dues à l’AGEF, l’agence publique chargée de redistribuer les droits coutumiers aux ayants droit.

Mais beaucoup de propriétaires affirment n’avoir rien perçu, alimentant frustration et soupçons : « Si Alliances a payé, pourquoi l’argent ne nous arrive pas ? Qui bloque ? »

Le sit-in révèle une douleur plus profonde de familles dont les terres sont transformées en infrastructures modernes alors qu’elles-mêmes vivent encore dans l’incertitude.

Pour elles, l’arrêt du chantier est un symbole fort de lutter contre cette injustice.

Face au blocage, les propriétaires appellent désormais l’État, les autorités coutumières et les institutions foncières à ouvrir un dialogue transparent, condition indispensable pour sortir de l’impasse.

Ils réclament un audit indépendant, la clarification des montants réellement versés et une répartition équitable des droits coutumiers.

Au-delà d’Ebimpé, cette crise met en lumière une problématique nationale de gestion des droits coutumiers dans les grands projets immobiliers. En attendant une médiation, le chantier est à l’arrêt.

 

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