Quelques semaines après le lancement de son album « Dihamin », le reggaeman ivoirien Tom D Genèse a franchi une étape décisive ce mercredi 29 avril. Pour sa première grande scène live au FEMUA, l’enfant de Bouna a transformé l’essai.
La sueur perle encore sur son front lorsqu’il se présente face aux micros, quelques minutes après être descendu de l’imposante scène de l’INJS de Marcory. Pour Tom D Genèse, ce passage au Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo (FEMUA) n’était pas un simple concert, mais une validation. « Tout doucement, mais sûrement, les choses avancent », souffle-t-il avec un mélange de soulagement et de fierté.
Le « retour à la terre » comme leitmotiv
Pour ce baptême du feu en live, l’artiste a choisi de condenser l’essence de son nouvel opus en trois titres percutants. Parmi eux, Dihamin (le monde est ainsi fait) et Si j’avais le pouvoir, mais c’est surtout le morceau Gala Loo (ou Se Beye selon les versions de scène) qui a marqué les esprits.
Chantant l’autosuffisance alimentaire, Tom D Genèse se fait le porte-parole d’une jeunesse qu’il invite à ne pas tout attendre du béton abidjanais.
« J’insiste beaucoup sur ce titre car il faut sensibiliser les jeunes à retourner à la terre. Allons au champ ! », explique-t-il, en rappelant que son reggae est avant tout un outil de galvanisation.
Un public conquis
Si le jour du lancement au Plateau, certains pouvaient encore douter de la capacité de l’artiste à porter son répertoire devant une foule immense, la réponse est venue d’Anoumabo.
Soutenu par un orchestre au diapason, il a su créer une alchimie avec des milliers de festivaliers.
« Le jour du lancement, vous étiez là, vous avez relayé l’info… aujourd’hui ça paye. Ceux qui sont présents ont vu que l’on se bat. Ce n’est pas facile, mais on progresse », reconnaît l’artiste en rendant hommage au travail des médias.
Cap sur les festivals et l’international
L’aventure « Dihamin » ne fait que commencer. Galvanisé par ce succès, Tom D Genèse regarde déjà vers l’horizon. Prochaine étape : le Festival de Kalamon, où il partagera l’affiche avec les ténors du reggae.
Mais l’ambition dépasse désormais les frontières ivoiriennes. Entre deux passages sur les plateaux de télévision pour assurer la promotion visuelle de ses nouveaux clips, l’artiste prépare ses valises.
« On doit sortir un peu du pays pour d’autres prestations », confie-t-il. Après avoir conquis le cœur d’Abidjan, c’est désormais l’Afrique et l’Europe qui attendent la voix de la résilience du Bounkani.



