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L’Africa Space Expo se tiendra du 24 au 26 septembre 2026 au Parc des Expositions d’Abidjan

L’esplanade du Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire a servi de cadre, jeudi 30 avril 2026, à la cérémonie officielle de lancement de l’Africa Space Expo Abidjan 2026 (ASPEX Abidjan 2026). Désormais, les dates sont connues : le plus grand rendez-vous continental du business spatial se tiendra du 24 au 26 septembre 2026 au Parc des Expositions d’Abidjan

Abidjan deviendra la capitale africaine de la décision spatiale. Décideurs publics, industriels, investisseurs, chercheurs et acteurs majeurs du secteur spatial africain s’y retrouveront pour réfléchir, échanger et bâtir l’avenir de l’industrie spatiale sur le continent. Plus de 10 000 participants sont attendus à cette plateforme d’envergure internationale. Placée sous le thème : « Le spatial africain en action : structurer, décider et déployer pour le développement socio-économique durable du continent », cette édition est initiée conjointement par l’Union africaine et le gouvernement ivoirien. Sa mise en œuvre est assurée par l’Agence spatiale africaine et l’Agence Spatiale de Côte d’Ivoire. ASPEX se positionne ainsi comme une véritable infrastructure continentale dédiée aux affaires, à l’innovation et aux solutions spatiales.

la présence des ministres

Présent à cette cérémonie, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, a souligné l’importance stratégique de ce rendez-vous.

« Nous ne sommes pas venus pour évoquer une technologie parmi tant d’autres. Nous sommes réunis pour affirmer une stratégie majeure de notre pays : celle de la maîtrise des technologies qui structurent les dynamiques scientifiques, économiques et politiques du XXIe siècle. » Pour le ministre, la maîtrise des technologies spatiales constitue désormais un enjeu fondamental de souveraineté, de compétitivité et de développement. Il a rappelé que les grandes puissances ont toutes fait du spatial un levier stratégique majeur.

En Côte d’Ivoire, les universités, centres de recherche et chercheurs contribuent déjà activement à l’essor du secteur. L’enjeu, selon lui, est désormais de structurer, renforcer et projeter ces capacités à une échelle durable afin de faire du spatial un moteur de croissance, un socle de développement social ainsi qu’un pilier de sécurité et de défense.

Le ministre a également insisté sur les applications concrètes du spatial dans la vie quotidienne : prévention des inondations, lutte contre la sécheresse, gestion des ressources naturelles, sécurité alimentaire ou encore aménagement du territoire.

« Le spatial n’est pas une technologie de luxe réservée à une élite. Il constitue un outil opérationnel au service du développement économique et du bien-être des populations. »

Au-delà de la technologie, Adama Diawara a mis en avant les nombreuses opportunités professionnelles offertes par ce secteur, notamment dans les domaines de la géographie, de l’informatique, des relations internationales, de la diplomatie, du droit et de l’économie. Il a invité les établissements d’enseignement supérieur à intégrer progressivement les applications spatiales dans leurs cursus et encouragé la jeunesse à se former aux métiers d’avenir.

Rappelant les missions de l’Agence Spatiale de Côte d’Ivoire, il a cité la planification et le déploiement de la politique spatiale nationale, la coordination des acteurs, le renforcement des capacités humaines et techniques, ainsi que la représentation de la Côte d’Ivoire dans les instances africaines et internationales.

De son côté, le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Ibrahim Kalil Konaté, a mis l’accent sur l’impératif de souveraineté technologique.

« La souveraineté technologique ne se mesurera pas à la taille d’un territoire, mais à la capacité d’un pays à produire, traiter et maîtriser ses propres données. »

Selon lui, la Côte d’Ivoire a fait le choix de bâtir ses propres capacités, de former ses talents et de siéger à la table des décideurs, non plus comme simple observateur, mais comme acteur majeur.

Il a rappelé que le spatial est déjà omniprésent dans notre quotidien : télécommunications, agriculture de précision, surveillance environnementale, cartographie ou encore connectivité des zones reculées.

Tidiane Ouattara, président du Conseil de l’Agence spatiale africaine, a salué l’engagement des autorités ivoiriennes. Il a invité l’ensemble des acteurs africains et internationaux à participer massivement à cet événement, qui mettra à disposition près de 300 stands d’exposition.

Avec ASPEX Abidjan 2026, la Côte d’Ivoire affiche clairement son ambition : devenir une plateforme incontournable du spatial en Afrique et un acteur de premier plan dans la conquête technologique du continent.

Rendez-vous est donc pris en septembre prochain à Abidjan, pour écrire une nouvelle page de l’histoire spatiale africaine.

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