Malgré une performance globale encourageante en 2025, le gouvernement ivoirien a révélé que onze sociétés d’État affichent des fonds propres inférieurs à la moitié de leur capital social. Une situation critique qui impose des mesures de redressement urgentes.
Le Conseil des ministres du mercredi 29 avril 2026 a été l’occasion de faire le point sur la santé financière des entreprises publiques. Si le chiffre d’affaires cumulé du portefeuille a bondi pour atteindre 4 728,3 milliards de FCFA fin 2025, soit une hausse de 1,2 % par rapport à l’exercice précédent, cette embellie cache des disparités inquiétantes.
Sur les 82 entreprises que compte le portefeuille de l’État, onze sont en zone de turbulence. Leurs fonds propres sont tombés sous le seuil légal de 50 % de leur capital social. Selon les principes de l’OHADA, cette situation est un signal d’alarme majeur qui nécessite généralement une recapitalisation ou une restructuration profonde pour éviter la dissolution.
Bien que la liste exhaustive de ces onze entités n’ait pas été entièrement détaillée dans le communiqué de presse immédiat, des rapports précédents de la Direction générale du portefeuille de l’État pointaient déjà des difficultés récurrentes au sein de structures telles que La Poste de Côte d’Ivoire.
Au 31 décembre 2025, les entreprises publiques enregistrent un chiffre d’affaires cumulé provisoire de 4.728,3 milliards de francs CFA, en hausse de 1,2% par rapport à l’exercice 2024. Ce niveau d’activité correspond à un taux de réalisation des objectifs budgétaires de 100,4%, indique le gouvernement ivoirien.
Le résultat net cumulé ressort excédentaire à 240,3 milliards de francs CFA, soit un taux de réalisation de 112% par rapport à la prévision budgétaire de 213,6 milliards de francs CFA. Ce résultat affiche une diminution de 1% par rapport à 2024, où il s’élevait à 242,8 milliards de francs CFA.
Pour l’exercice 2026, le résultat net prévisionnel des entreprises publiques est projeté à 246,3 milliards de francs CFA, en progression de 2% par rapport aux résultats provisoires de 2025. Toutefois, l’exploitation des données budgétaires des exercices 2025 et 2026 laisse apparaître onze (11) entreprises présentant des fonds propres inférieurs à la moitié de leur capital social.
Cette situation nécessite un besoin global de recapitalisation estimé à 39,07 milliards de francs CFA à fin 2025, dont 28,9 milliards de francs CFA à la charge de l’État, proportionnellement à son niveau de participation.



