La Cour d’appel d’Abidjan a prononcé, ce mercredi 22 avril 2026, la mise en liberté provisoire de deux femmes enceintes, à la suite des plaidoiries de la défense.
Françoise Tia et de Laurelle Bedy, deux détenues enceintes, ont bénéficié de la mise en liberté provisoire, à la suite des plaidoiries auprès de la Cour d’appel Abidjan. Ces deux femmes avaient été interpellées à la suite des manifestations lancées par l’opposition ivoirienne pour protester contre le « 4e mandat » du président sortant lors du scrutin d’octobre 2025.
Le dénouement est intervenu après une série de débats et de plaidoiries devant la Cour d’appel d’Abidjan. Selon leur avocat, Me Sylvain Tapi, deux des trois femmes enceintes détenues ont obtenu gain de cause et pourront attendre la suite de la procédure hors des liens de la détention.
Si cette décision marque une avancée pour la défense, le sort de la troisième femme enceinte concernée par cette procédure reste, pour l’heure, en attente de précision. Ce geste de la Cour intervient dans un climat politique où les appels à l’apaisement et à la libération des détenus d’opinion se font réguliers.
Le Parti des peuples africains – Côte d‘Ivoire (PPA-CI), la formation politique de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a créé le 28 novembre 2025 une Commission ad hoc dénommée Initiative pour la libération des prisonniers d’opinion (ILPO).
Cette Commission a pour mission de garantir la protection des prisonniers d’opinion par un dispositif coordonné, multidisciplinaire et durable. Elle se veut un « instrument d’alerte, de plaidoyer et de mobilisation permettant d’influencer les décisions politiques et institutionnelles. »
Elle a également pour objectif de « servir de passerelle entre les familles, les avocats, les organisations des droits humains, les médias et les institutions internationales », et d’assurer un accompagnement global de l’arrestation jusqu’à la libération complète, en incluant la réinsertion sociale.



