La Cour d’appel d’Abidjan-Plateau en représailles du service. La cérémonie, marquant sa rentrée judiciaire, tenue le vendredi 14 novembre 2025, a permis de rappeler quelques consignes aux magistrats.
Dans cette période marquée par des échéances électorales, les hommes de loi et de justice sont appelés à faire preuve de beaucoup de tacts pour dire le droit. Et à cette rentrée judiciaire solennelle, le Premier Président de la Cour d’Appel d’Abidjan, Tahirou Dembélé a saisi ce cadre pour raviver dans la mémoire du personnel de justice sur certains principes qui doivent les animer. Ce, en présence de la directrice de cabinet adjointe représentante du Garde des sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Jean Sansan Kambilé, Maho Mossochi épouse Ndubuisi.
Des principes à respecter
M. Tahirou a invité ses collègues, les Collaborateurs du greffe, du Barreau et de l’appareil judiciaire de continuer de faire siens ces trois principes : le droit de réserve, l’impartialité et la dignité. « En période électorale, le moindre mot déplacé, la moindre apparence de parti pris, peuvent fragiliser la confiance des citoyens. Vous êtes donc tous, chacun à son niveau, gardiens de cette confiance» a-t-il martelé.
Tahirou Dembélé a conseillé par la suite ceci : « Je vous encourage à être vigilants, responsables et irréprochables dans votre conduite ».
Une activité dense
Il a néanmoins félicité tout ce personnel judiciaire pour le travail abattu l’année judiciaire précédente. En effet, il a mentionné qu’en 2024-2025, la Cour d’Appel d’Abidjan à rendu 6707 décisions toutes matières confondues.
« Ces résultats révèlent incontestablement une activité dense et soutenue de la Cour qui a su faire face cette année encore à l’ensemble de ces missions en dépit de conditions de travail, pas toujours aisées », a-t-il fait remarquer. Il n’a pas manqué de formuler un vœu pour cette année judiciaire qui débute.
« Je formule le vœu que cette judiciaire 2025-2026, nous pouvons ensemble, inscrire notre action dans l’efficacité », a-t-il année conclue.
Sujet à débattre
Intervenante à cette cérémonie Madame le Procureur Général de la Cour d’Appel d’Abidjan, Henriette Naye Sori a ouvert le débat sur deux notions qui font l’actualité en Côte d’Ivoire : la liberté d’expression et l’ordre public.
« L’une et l’autre sont importantes en démocratie. La première en tant que liberté individuelle fondamentale, la seconde en tant que supportée de garantie de la sécurité juridique dans la République », a-t-elle expliqué après un exposé sur l’origine de chacun des concepts.
Pour Mme Henriette Naye Sori, il importe de définir des points de repères pour trouver l’équilibre.



