
Le premier vice-président de la FIF et premier vice-président du COCAN 2021, Sory Diabaté
Le premier vice-président de la Fédération ivoirienne de football (FIF) et président de la Ligue professionnelle, Sory Diabaté, s’est prononcé sur les ‘’bisbilles’’ de cette institution avec la Confédération africaine de football (CAF), à propos d’un probable retrait de l’organisation de la CAN 2021 à la Côte d’Ivoire.
La Fédération ivoirienne de football (FIF) a pris au sérieux les rumeurs du retrait de la CAN 2021 à la Côte d’Ivoire. Après avoir, dit-elle, adressé un courrier à la Confédération africaine de football (CAF), qui n’a pas eu de suite, elle a saisi le tribunal arbitral du sport (TAS). Le premier vice-président de la FIF et président de la Ligue professionnelle, Sory Diabaté, s’est confié à Linforome sur ce sujet.
« Ce n’est pas une belligérance »
Il a confirmé que la FIF a effectivement saisi le tribunal arbitral du sport et que le TAS a même communiqué à la Fédération les noms des avocats de la CAF. Mais sur la date du ‘’procès’’, Sory Diabaté n’en sait rien. « Ça, je tiens à vous dire que si voulez, moi je vais vous montrer, parce qu’il y a une polémique dessus. Je peux vous montrer tout de suite, un courrier reçu du TAS, il y a quelques jours. Il y a longtemps on a fini l’accusé de réception. Les parties ont choisi leurs avocats. Le TAS nous a communiqué les noms des avocats de la CAF. Nous avons communiqué les noms de nos avocats. », a-t-il dit avant de préciser que ce n’est pas la guerre entre la FIF et la CAF : « Ce n’est pas une belligérance. Les gens qui connaissent les textes vont aller regarder les textes et nous dire, vous FIF, vous avez mal interprété les textes. On dit, monsieur, on s’en excuse, on pensait qu’on avait fait une bonne lecture. Ou bien, vous avez bien interprété les textes. Ok, qu’est-ce qu’on fait ? C’est tout. J’ai entendu des gens dans des débats dire qu’on dirait que vous avez des problèmes avec la CAF. Mais on n’a aucun problème avec la CAF. En tout cas, nous FIF, nous ne souhaitons même pas en avoir. Nous respectons nos présidents, nous respectons tous les membres du comité exécutif. Et nous disons si on nous retire la CAN, qu’on nous écrive, qu’on nous dise de façon officielle, on vous retire la CAN. Mais il y a des supputations. Il n’y a rien de clair aujourd’hui. Quand quelqu’un m’interroge en Côte d’Ivoire, vous vice-président de la FIF et premier vice-président du COCAN, est-ce que vous avez la CAN 2021 ? Je dis, je ne sais pas vous répondre parce qu’officiellement, ce n’est pas notifié. »
Et si la CAF demandait à la Côte d’Ivoire d’organiser la CAN 2023 ? Sory Diabaté a souhaité ne pas se prononcer sur cette question. « Je ne vais pas me prononcer sur ça. Je pense que nous n’en sommes pas là pour l’instant. Parce que nous, dans un premier temps, nous n’avons pas été saisis. C’est-à-dire que pour nous, il n’y a aucune décision officielle. Comme disait le président du Cocan, Feh Kessé, on te demande de te prononcer sur quelque chose que tu n’as pas demandée et sur lequel on ne t’a pas demandé de te prononcer. Pour nous, il faut qu’on nous écrive pour dire que monsieur, on vous retire la CAN (2021). Si on nous dit qu’on nous retire la CAN 2021, alors on apprécie. Nous sommes une fédération organisée. Le comité exécutif va se réunir pour apprécier. Nous allons aller vers les clubs, le ministre des Sports, nous allons porter de façon officielle l’information à l’Etat de Côte d’Ivoire, au gouvernement, au président de la République. Et puis des décisions seront prises. C’est ça la question de fond. Mais on ne peut pas nous dire quel est votre sentiment ? Ce ne sont pas des sentiments personnels. »
« Tu ne parles pas de la Côte d’Ivoire, en tout cas, pas de notre Côte d’Ivoire »
Tout en soulignant le respect que la FIF voue à la CAF, le premier vice-président de la Fédération s’est prononcé sur certaines rumeurs tendant à faire croire que la Côte d’Ivoire ne dispose pas d’aéroport. Il a précisé qu’il a même conduit une équipe d’inspection de la CAF à bord d’un avion sur les sites retenus à l’intérieur du pays pour abriter la compétition. « En tant qu’Ivoirien, quand j’entends qu’on dit que des amis vous appellent à travers le monde. Ils disent qu’il parait que vous n’avez même pas d’aéroport et vous voulez organiser une CAN. Je dis, moi, je suis mieux placé pour vous dire que quand l’équipe d’inspection de la CAF est arrivée ici en Côte d’Ivoire, la présidence de la République a mis à la disposition de la mission d’inspection un avion. 5 jours durant, c’est moi qui ai conduit la délégation. », a-t-il introduit, avant de poursuivre : « Donc quand mon ami m’a appelé pour me dire j’ai entendu dire que tu n’as pas d’aéroport et puis tu veux organiser la CAN, je dis tu ne parles pas de la Côte d’Ivoire, en tout cas, pas de notre Côte d’Ivoire, parce que dans toutes ces villes, il y a un aéroport. Et puis, on n’a même pas attendu de faire acte de candidature. Ce que nous annoncions dans notre dossier de candidature, c’était que la compagnie Air Côte d’Ivoire reprendrait ses vols intérieurs, ce qui est fait. De fois, j’entends dire, mais vous n’avez rien fait depuis. Je dis ah bon. Vous savez en combien de temps on a construit le 3ème pont ? Donc arrêtons-nous là. »
Et Sory de feuilleter le carnet de leur voyage. « Nous sommes partis d’Abidjan, nous avons atterri à Korhogo, sur une piste de 2 800 mètres qui peut recevoir un Boeing 727. Nous avons atterri à San Pedro, une piste de 2 800 mètres. Moi-même, je viens de San Pedro. Hier (lundi 14 janvier 2019), j’ai fait un aller-retour. Sur San Pedro, il y a 2 vols de fois, par jour. Nous sommes descendus à Yamoussoukro par avion, à Bouaké par avion. Toutes les villes que nous avons faites, qui ont été choisies pour la CAN, nous les avons desservies en avion. J’ai dit à mon ami qui m’a appelé qu’il ne s’agit pas de la Côte d’Ivoire. Parce que nous n’avons pas attendu d’être candidat à l’organisation de la CAN pour avoir des aéroports dans ces villes. »
Le premier vice-président du COCAN 2021 a dit comment le dossier de la candidature de la Côte d’Ivoire a été monté. « J’ai l’avantage de le dire parce que c’est moi qui ai présenté le dossier du comité exécutif en 2014. On annonçait 8 500 km de voie bitumée en Côte d’Ivoire déjà en 2014. Cherchez en Afrique, il n’y en a pas beaucoup. Et quand nous annoncions ce dossier de la candidature, nous annoncions l’arrivée en Côte d’Ivoire de l’Airbus 380. A l’époque, il n’y avait que 2 pays en Afrique qui recevaient l’Airbus 380 compte tenu de la taille et des difficultés d’atterrissage de cet avion. Il y avait l’Afrique du Sud (Jo burg) et Abidjan. »
Adolphe Angoua
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