
Initiée par M. Jean Tanguy Yapoidou, fondateur et promoteur du SAF, cette plateforme entend catalyser les énergies pour transformer le sport africain en levier de développement.
Un espace de réflexion et d’action pour le sport africain
« Pendant deux jours, nous allons réfléchir, débattre, réseauter, mais surtout poser des actes concrets. Le SAF est un espace d’idées, mais aussi de solutions », a-t-il affirmé lors de la cérémonie d’ouverture, appelant à dépasser le « football émotionnel » pour bâtir un écosystème structuré et durable.
Panels, expositions, rencontres B2B et sessions de réseautage rythment ce salon, qui se veut un lieu d’échange entre décideurs, investisseurs, clubs, experts, institutions gouvernementales et ONG.
Les participants débattent notamment du développement des infrastructures sportives, de la formation des jeunes talents, de la lutte contre la corruption et de la gouvernance dans le football.
La Côte d’Ivoire et le Maroc en vitrine d’une nouvelle vision
Pays à l’honneur de cette édition, le Royaume du Maroc s’illustre comme un modèle de structuration sportive. Le coordinateur général de la Fédération Royale Marocaine, Mouad Haji, a invité à la mutualisation des efforts pour renforcer l’impact du football africain.
La Côte d’Ivoire, hôte de l’événement, a réaffirmé son ambition de faire du sport une industrie. Le ministre en charge des Sports et du Cadre de Vie, M. Adjé Silas Metch, a mis en avant la vision du président Alassane Ouattara, pour qui « le sport est un pilier central du développement humain, social et économique ». Il a appelé les acteurs à « penser le sport comme une économie à part entière ».
Présente également, la 4e vice-présidente de la FIF, Mme Malika Diakité Tanny, a souligné que l’industrie sportive est génératrice d’emplois et qu’un écosystème attractif est indispensable pour capter les investissements privés.
Vers un écosystème structuré et attractif
La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence de plusieurs délégations ministérielles, notamment celles du Gabon, du Congo et de la République Démocratique du Congo, ainsi que d’acteurs venus des États-Unis, de France, du Sénégal et du Cameroun. Cette diversité témoigne de l’intérêt croissant pour une professionnalisation du sport en Afrique.
Le Salon Africain du Football ambitionne ainsi de poser les fondations d’un football continental performant, responsable et compétitif. Au-delà du spectacle, l’heure est à la transformation structurelle, avec une conviction partagée : faire du football un moteur de développement économique et social pour l’Afrique.


